La carte de Berthe Morisot
Perdreau rôti sur canapé
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Rôti de gibier du dîner

Perdreau rôti sur canapé

FestifReconstitution🧂 🍄moyen45 min
Rôti de gibier du dîner

Perdreau rôti sur canapé

Pourquoi ce plat ? Le gibier de saison figurait au menu des dîners bourgeois parisiens des Manet-Morisot ; le perdreau rôti, posé sur un canapé imbibé de son jus, était le rôti d'honneur d'un repas de réception en plusieurs services.

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Rôti de gibier du dîner

Un jeune perdreau bardé et rôti vif, dressé sur une tranche de pain frottée et nappée de ses abattis ; chair fine, peau dorée, jus court et concentré.

Quand nous recevions, rue de Villejust, le rôti faisait toujours son petit effet, et le perdreau plus que tout autre. On le bardait d'une mince feuille de lard, on le saisissait vif dans le four bien chaud, et l'on dressait dessous une tranche de pain qui buvait tout le suc — c'est là, croyez-moi, que se cache le meilleur. Je n'aimais ni les sauces trop savantes ni les longs apprêts : un beau jus court, et que la chose garde son goût.
Berthe Morisot
Ingrédients
  • Perdreau (jeune perdrix)1 par convive (pièce maîtresse)
  • Barde de lard1 fine feuille (protège et nourrit la chair)
  • Beurreune noix (rôtissage)
  • Tranche de pain de mie rassis1 par oiseau (canapé)
  • Abattis (foie, cœur)ceux de l'oiseau (tartinade du canapé)
  • Sel, poivreselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le rôti de gibier « sur canapé » est une présentation classique de la grande cuisine bourgeoise du XIXe siècle : le pain recueille le jus et les abattis, rien ne se perd. On flambait souvent l'oiseau au début de cuisson pour raffermir la peau.

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