Poulet aux boulettes de pâte (chicken and dumplings)
Un poulet fermier mené doucement dans son bouillon, garni de larges lambeaux de pâte tendres comme des nouilles épaisses. Nourrissant, simple, sans esbroufe : la table de tous les jours.
Un poulet fermier mené doucement dans son bouillon, garni de larges lambeaux de pâte tendres comme des nouilles épaisses. Nourrissant, simple, sans esbroufe : la table de tous les jours.
Voyez-vous, dans la maison de Raleigh, ce plat mijotait pendant que je remplissais mes carnets de croquis. Ma mère prélevait une cuillerée de graisse du poulet pour lier la sauce, et roulait la pâte si fine qu'elle la découpait au couteau en larges rubans. On les laissait glisser un à un dans le bouillon frémissant, jamais bouillant — sans quoi, m'enseignait-elle, ils se déferaient. Je vous assure qu'un esprit qui cherche à perfectionner les machines apprend d'abord la patience devant un fourneau.
- •Poulet fermier entier — 1 belle volaille (base du bouillon et de la viande)
- •Farine de froment — à discrétion (pâte des boulettes)
- •Graisse de poulet ou saindoux — une bonne cuillerée (liaison et moelleux)
- •Oignon, branche de céleri, feuille de laurier — un peu de chaque (aromates du bouillon)
- •Lait — un filet (tendreté de la pâte)
- •Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Poulet aux boulettes de pâte (chicken and dumplings)
Un poulet fermier mené doucement dans son bouillon, garni de larges lambeaux de pâte tendres comme des nouilles épaisses. Nourrissant, simple, sans esbroufe : la table de tous les jours.
Pourquoi ce plat ? Plat-réconfort par excellence des familles de la classe moyenne de Caroline du Nord, là où Beulah grandit à Raleigh. Mijoté lentement sur le fourneau, c'est le repas ordinaire d'une maisonnée affairée — exactement le genre de tâche domestique que la jeune inventrice cherchera plus tard à simplifier avec ses appareils ménagers.
Voyez-vous, dans la maison de Raleigh, ce plat mijotait pendant que je remplissais mes carnets de croquis. Ma mère prélevait une cuillerée de graisse du poulet pour lier la sauce, et roulait la pâte si fine qu'elle la découpait au couteau en larges rubans. On les laissait glisser un à un dans le bouillon frémissant, jamais bouillant — sans quoi, m'enseignait-elle, ils se déferaient. Je vous assure qu'un esprit qui cherche à perfectionner les machines apprend d'abord la patience devant un fourneau.
Ingrédients (version d’époque)
- Poulet fermier entier — 1 belle volaille (base du bouillon et de la viande)
- Farine de froment — à discrétion (pâte des boulettes)
- Graisse de poulet ou saindoux — une bonne cuillerée (liaison et moelleux)
- Oignon, branche de céleri, feuille de laurier — un peu de chaque (aromates du bouillon)
- Lait — un filet (tendreté de la pâte)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses et hauts de cuisse de poulet — 1 kg (viande et bouillon)
- Farine T55 — 250 g (boulettes)
- Beurre froid — 60 g (remplace le saindoux)
- Lait — 120 ml (pâte)
- Levure chimique — 1 c. à café (boulettes légèrement gonflées)
- Oignon, 2 carottes, 1 branche de céleri, 1 feuille de laurier — 1 lot (aromates)
- Sel, poivre, brins de persil — au goût (finition)
Préparation
- Couvrir le poulet d'eau froide avec oignon, carottes, céleri et laurier. Porter à frémissement et cuire 45 min, en écumant.
- Sortir le poulet, le désosser en gros morceaux, filtrer et remettre le bouillon à frémir.
- Pour la pâte : sabler la farine avec le beurre froid et la levure, ajouter le lait pour former une pâte souple. Abaisser à 3 mm et couper en bandes de 3 cm.
- Déposer les bandes une à une dans le bouillon frémissant (jamais à gros bouillons), couvrir et cuire 15 min.
- Remettre la viande, assaisonner, parsemer de persil. Servir bien chaud dans des assiettes creuses.
Comment on faisait : Avant le poulet du commerce, on sacrifiait une poule de la basse-cour, plus âgée et coriace, d'où la cuisson longue qui attendrissait la chair et donnait un bouillon riche en gélatine. La pâte sans levure (« slick dumplings ») était la plus courante dans les Carolines, découpée au couteau sur la planche farinée.
Le twist contemporain : Servez dans un bol émaillé bleu façon réfectoire et déposez par-dessus quelques pousses de céleri ciselées : le clin d'œil « cuisine américaine vintage » assumé.
Sources : Bill Neal, Bill Neal's Southern Cooking, University of North Carolina Press, 1985 · John Egerton, Southern Food: At Home, on the Road, in History, Knopf, 1987
Beulah Henry · Charactorium

