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Thé glacé sucré (sweet iced tea)
Pourquoi ce plat ? Boisson nationale du Sud américain dès la fin du XIXe siècle, le thé glacé sucré était sur toutes les tables de Caroline aux beaux jours. Pour une inventrice obsédée par le froid et la conservation, le grand pichet embué de buée était l'évidence rafraîchissante de l'été — et un terrain de jeu de plus pour la glace pilée.
Un thé noir infusé fort, abondamment sucré tant qu'il est chaud, puis noyé de glaçons. Doré, limpide, à peine amer sous la douceur, avec un trait de citron.
Par nos étés moites de Caroline, rien ne valait le grand pichet posé sur la table de la véranda. Le secret, je vous le confie, c'est de sucrer le thé pendant qu'il est encore brûlant : le sucre s'y dissout entièrement, sans jamais retomber en grains au fond du verre. On le verse alors sur une montagne de glace pilée — celle-là même que je passais ma jeunesse à fabriquer — et l'on coupe un quartier de citron. Servez-le glacé à faire perler le verre, et l'on vous bénira jusqu'au soir.
- •Thé noir d'Orient — plusieurs cuillerées (infusion)
- •Sucre — généreusement (douceur)
- •Eau de source — un grand pichet (base)
- •Citron — 1 (acidité)
- •Feuilles de menthe (facultatif) — quelques-unes (fraîcheur)
- •Glace pilée — en abondance (froid)
Thé glacé sucré (sweet iced tea)
Un thé noir infusé fort, abondamment sucré tant qu'il est chaud, puis noyé de glaçons. Doré, limpide, à peine amer sous la douceur, avec un trait de citron.
Pourquoi ce plat ? Boisson nationale du Sud américain dès la fin du XIXe siècle, le thé glacé sucré était sur toutes les tables de Caroline aux beaux jours. Pour une inventrice obsédée par le froid et la conservation, le grand pichet embué de buée était l'évidence rafraîchissante de l'été — et un terrain de jeu de plus pour la glace pilée.
Par nos étés moites de Caroline, rien ne valait le grand pichet posé sur la table de la véranda. Le secret, je vous le confie, c'est de sucrer le thé pendant qu'il est encore brûlant : le sucre s'y dissout entièrement, sans jamais retomber en grains au fond du verre. On le verse alors sur une montagne de glace pilée — celle-là même que je passais ma jeunesse à fabriquer — et l'on coupe un quartier de citron. Servez-le glacé à faire perler le verre, et l'on vous bénira jusqu'au soir.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir d'Orient — plusieurs cuillerées (infusion)
- Sucre — généreusement (douceur)
- Eau de source — un grand pichet (base)
- Citron — 1 (acidité)
- Feuilles de menthe (facultatif) — quelques-unes (fraîcheur)
- Glace pilée — en abondance (froid)
Ingrédients
- Thé noir (type Ceylan ou Assam) — 4 sachets ou 4 c. à café (infusion)
- Eau — 1,5 L (base)
- Sucre — 80-120 g (au goût) (douceur)
- Citron — 1, en quartiers (acidité)
- Glaçons / glace pilée — beaucoup (service glacé)
- Menthe fraîche — quelques brins (garniture)
Préparation
- Porter 50 cl d'eau à frémissement, retirer du feu et faire infuser le thé 5 min (pas plus, pour éviter l'amertume).
- Retirer le thé, dissoudre aussitôt le sucre dans l'infusion chaude.
- Allonger avec 1 L d'eau froide, mélanger.
- Remplir les verres de glace, verser le thé, ajouter un quartier de citron et un brin de menthe.
- Servir immédiatement, très froid.
Comment on faisait : Le thé glacé s'est répandu après la foire universelle de Saint-Louis (1904), mais la version sucrée existait déjà dans les livres de cuisine du Sud (Housekeeping in Old Virginia, 1879). On le préparait par grandes quantités dans des pichets de verre, conservés à l'« icebox » (glacière à pain de glace) avant l'arrivée du réfrigérateur électrique.
Le twist contemporain : Glissez quelques rondelles de pêche dans le pichet pour faire écho à la glace de Beulah : un thé glacé « pêche maison » sans aucun sirop industriel.
Sources : Marion Cabell Tyree, Housekeeping in Old Virginia, 1879 · John Egerton, Southern Food, Knopf, 1987
Beulah Henry · Charactorium





