Plokkfiskur — poisson écrasé aux pommes de terre
Un poisson blanc effeuillé, mêlé de pommes de terre écrasées dans une béchamel au lait, servi brûlant avec du pain de seigle noir et du beurre. Le plat anti-gaspillage par excellence : on y passe les restes de cabillaud ou d'églefin de la veille.
Un poisson blanc effeuillé, mêlé de pommes de terre écrasées dans une béchamel au lait, servi brûlant avec du pain de seigle noir et du beurre. Le plat anti-gaspillage par excellence : on y passe les restes de cabillaud ou d'églefin de la veille.
Petit, je veux te dire un secret : ce plat, c'est l'océan qui revient à la maison ! Chez nous à Reykjavík, rien ne se perd — le poisson d'hier, on l'effeuille avec les doigts comme on ouvre un cadeau, on l'enveloppe de lait chaud et de pomme de terre, et soudain c'est doux comme un nuage salé. Tu poses une tranche de pain noir dessus, tu fermes les yeux, et tu sens le vent du nord qui t'a apporté tout ça. C'est humble, oui — mais l'humble, c'est ce qui tient chaud tout l'hiver !
- •Poisson blanc bouilli (cabillaud ou églefin) — les restes de la veille (base protéinée de la mer)
- •Pommes de terre — quelques-unes, bouillies (liant et satiété)
- •Lait — un bol (sauce)
- •Beurre et farine — un peu (roux pour la béchamel)
- •Oignon — un (aromate)
- •Pain de seigle noir (rúgbrauð) — à volonté (accompagnement)
Plokkfiskur — poisson écrasé aux pommes de terre
Un poisson blanc effeuillé, mêlé de pommes de terre écrasées dans une béchamel au lait, servi brûlant avec du pain de seigle noir et du beurre. Le plat anti-gaspillage par excellence : on y passe les restes de cabillaud ou d'églefin de la veille.
Pourquoi ce plat ? Björk a grandi à Reykjavík dans une Islande où la mer nourrit tout le monde : le plokkfiskur, né de la débrouille pour recycler le poisson bouilli de la veille, est le plat de cuisine de tous les foyers de son enfance, frugal, réconfortant et profondément local — exactement l'alimentation de la mer et des produits laitiers nordiques à laquelle elle reste attachée.
Petit, je veux te dire un secret : ce plat, c'est l'océan qui revient à la maison ! Chez nous à Reykjavík, rien ne se perd — le poisson d'hier, on l'effeuille avec les doigts comme on ouvre un cadeau, on l'enveloppe de lait chaud et de pomme de terre, et soudain c'est doux comme un nuage salé. Tu poses une tranche de pain noir dessus, tu fermes les yeux, et tu sens le vent du nord qui t'a apporté tout ça. C'est humble, oui — mais l'humble, c'est ce qui tient chaud tout l'hiver !
Ingrédients (version d’époque)
- Poisson blanc bouilli (cabillaud ou églefin) — les restes de la veille (base protéinée de la mer)
- Pommes de terre — quelques-unes, bouillies (liant et satiété)
- Lait — un bol (sauce)
- Beurre et farine — un peu (roux pour la béchamel)
- Oignon — un (aromate)
- Pain de seigle noir (rúgbrauð) — à volonté (accompagnement)
Ingrédients
- Filet de cabillaud ou d'églefin — 500 g (base protéinée)
- Pommes de terre — 400 g (liant)
- Lait entier — 400 ml (sauce)
- Beurre — 40 g (roux)
- Farine — 40 g (roux)
- Oignon — 1 moyen (aromate)
- Sel, poivre blanc — selon goût (assaisonnement)
- Pain de seigle noir — pour servir (accompagnement)
Préparation
- Faire pocher le poisson 6-8 min dans l'eau frémissante légèrement salée, puis l'effeuiller à la fourchette en retirant arêtes et peau.
- Cuire les pommes de terre à l'eau, les peler et les écraser grossièrement.
- Faire fondre le beurre, ajouter la farine et cuire 1 min, puis verser le lait peu à peu en fouettant pour une béchamel lisse.
- Faire suer l'oignon émincé, l'ajouter à la béchamel avec le poisson et les pommes de terre.
- Mélanger doucement, saler, poivrer au poivre blanc, réchauffer sans bouillir.
- Servir brûlant avec du pain de seigle noir beurré.
Comment on faisait : Le plokkfiskur (« poisson pioché ») est un classique de la cuisine domestique islandaise du XXe siècle. Avant la béchamel, importée plus tard, on liait simplement poisson et pommes de terre avec un peu de graisse de mouton ou de beurre. C'était le repas du lendemain, jamais gaspillé sur une île où chaque ressource compte.
Le twist contemporain : Les bistrots de Reykjavík le servent aujourd'hui gratiné au four, parfois rehaussé d'une pointe de moutarde ou de ciboulette — version chic d'un plat de pauvres devenu fierté nationale.
Sources : Nanna Rögnvaldardóttir, Icelandic Food and Cookery, Hippocrene Books, 2002
Björk · Charactorium