Erbsensuppe du bivouac — soupe de pois cassés au lard fumé
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec lard fumé, oignon et carvi, jusqu'à devenir presque une purée. Cuite dans le grand chaudron de la compagnie, on y trempait le pain de munition pour l'amollir.
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec lard fumé, oignon et carvi, jusqu'à devenir presque une purée. Cuite dans le grand chaudron de la compagnie, on y trempait le pain de munition pour l'amollir.
Vorwärts, mes enfants, et d'abord à la marmite ! Un soldat le ventre creux ne franchit pas la Sambre. À mon chaudron on jette les pois, un bon morceau de lard fumé, l'oignon et la graine de carvi, et l'on tisonne jusqu'à ce que la cuiller tienne droite dedans. J'ai mangé cette soupe-là accroupi dans la boue de Ligny comme à ma table de Krieblowitz, et je te le dis : c'est elle, et non les beaux discours, qui mène les hommes à la victoire.
- •Pois cassés (jaunes ou verts) — une bonne écuelle par homme (base nourrissante)
- •Lard fumé — un morceau gros comme le poing (gras et umami)
- •Oignon — selon ce qu'on trouve (aromate)
- •Graine de carvi (Kümmel) — une pincée (signature, digestion)
- •Eau de source ou de rivière — à hauteur (cuisson)
Erbsensuppe du bivouac — soupe de pois cassés au lard fumé
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec lard fumé, oignon et carvi, jusqu'à devenir presque une purée. Cuite dans le grand chaudron de la compagnie, on y trempait le pain de munition pour l'amollir.
Pourquoi ce plat ? La soupe de pois épaisse était l'ordinaire qui faisait avancer les colonnes prussiennes — celles que « Marschall Vorwärts » poussait sans relâche de Ligny vers Wavre puis Waterloo. Un plat qui se cuit au chaudron commun, nourrit vite et tient l'estomac d'un homme en marche.
Vorwärts, mes enfants, et d'abord à la marmite ! Un soldat le ventre creux ne franchit pas la Sambre. À mon chaudron on jette les pois, un bon morceau de lard fumé, l'oignon et la graine de carvi, et l'on tisonne jusqu'à ce que la cuiller tienne droite dedans. J'ai mangé cette soupe-là accroupi dans la boue de Ligny comme à ma table de Krieblowitz, et je te le dis : c'est elle, et non les beaux discours, qui mène les hommes à la victoire.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois cassés (jaunes ou verts) — une bonne écuelle par homme (base nourrissante)
- Lard fumé — un morceau gros comme le poing (gras et umami)
- Oignon — selon ce qu'on trouve (aromate)
- Graine de carvi (Kümmel) — une pincée (signature, digestion)
- Eau de source ou de rivière — à hauteur (cuisson)
Ingrédients
- Pois cassés — 400 g (base)
- Lard fumé (poitrine) — 200 g en lardons (gras et umami)
- Oignon — 2 moyens (aromate)
- Carotte — 2 (douceur)
- Graine de carvi — 1 c. à café (signature)
- Eau ou bouillon — 1,5 L (cuisson)
- Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincer les pois cassés (trempage de quelques heures conseillé mais non obligatoire).
- Faire rissoler les lardons dans une grande marmite, ajouter oignon et carotte en dés, suer 5 min.
- Verser les pois, l'eau ou le bouillon et le carvi. Porter à ébullition puis baisser le feu.
- Laisser mijoter 1 h à 1 h 30 en remuant, jusqu'à ce que les pois se défassent en purée épaisse.
- Saler avec mesure (le lard sale déjà), poivrer. Servir brûlant avec du pain de seigle.
Comment on faisait : L'Erbsensuppe est l'ancêtre direct de la « Erbswurst », saucisse de purée de pois inventée plus tard au XIXe siècle pour ravitailler l'armée prussienne. Au temps de Blücher, on la cuisait au chaudron de compagnie et chaque soldat y trempait sa ration de pain.
Le twist contemporain : Servie en verrine avec une croûte de pain de seigle toastée plantée dedans, et quelques lardons croustillants en surface — clin d'œil au pain trempé du bivouac.
Blücher · Charactorium