Soupe de pois cassés du marcheur (Erbsensuppe)
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec un peu de lard fumé et de légumes-racines, qui colle au corps et tient au ventre des heures durant. Le plat des chemins et des auberges modestes, encore meilleur réchauffé.
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec un peu de lard fumé et de légumes-racines, qui colle au corps et tient au ventre des heures durant. Le plat des chemins et des auberges modestes, encore meilleur réchauffé.
Quand je pars vers les falaises de Rügen ou les sommets du Harz, mon carnet sous le bras, je ne porte pas grand-chose : un quignon, et le souvenir de la soupe de pois qui m'a réchauffé l'aube. Faites-la épaisse, la veille au soir ; elle est meilleure le second jour, quand le pois s'est fait crème. C'est une nourriture de pèlerin, et n'est-ce pas un peu cela, marcher seul vers l'horizon ?
- •Pois cassés secs — deux poignées par personne (base nourrissante)
- •Lard fumé — un morceau (gras et umami fumé)
- •Oignon — 1 (fond aromatique)
- •Racine (panais, navet) — quelques-unes (douceur terreuse)
- •Marjolaine, sel — selon le goût (assaisonnement)
Soupe de pois cassés du marcheur (Erbsensuppe)
Une soupe dense de pois cassés mijotés avec un peu de lard fumé et de légumes-racines, qui colle au corps et tient au ventre des heures durant. Le plat des chemins et des auberges modestes, encore meilleur réchauffé.
Pourquoi ce plat ? Friedrich marchait des journées entières à dessiner les montagnes du Harz, les falaises de Rügen, les rives baltes. La soupe de pois, épaisse, nourrissante et préparée la veille, était le réconfort chaud du randonneur et du voyageur sans fortune.
Quand je pars vers les falaises de Rügen ou les sommets du Harz, mon carnet sous le bras, je ne porte pas grand-chose : un quignon, et le souvenir de la soupe de pois qui m'a réchauffé l'aube. Faites-la épaisse, la veille au soir ; elle est meilleure le second jour, quand le pois s'est fait crème. C'est une nourriture de pèlerin, et n'est-ce pas un peu cela, marcher seul vers l'horizon ?
Ingrédients (version d’époque)
- Pois cassés secs — deux poignées par personne (base nourrissante)
- Lard fumé — un morceau (gras et umami fumé)
- Oignon — 1 (fond aromatique)
- Racine (panais, navet) — quelques-unes (douceur terreuse)
- Marjolaine, sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pois cassés — 300 g (base nourrissante)
- Lard fumé ou poitrine fumée — 150 g (gras et umami fumé)
- Oignon — 1 (fond aromatique)
- Carottes et panais — 2 + 1 (douceur terreuse)
- Pomme de terre — 2 (liant et corps)
- Marjolaine séchée — 1 c. à café (parfum du Nord)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Faites tremper les pois cassés quelques heures (facultatif mais accélère la cuisson).
- Faites revenir le lard coupé en dés, ajoutez l'oignon émincé.
- Ajoutez les pois égouttés, couvrez largement d'eau, portez à frémissement.
- Au bout de 40 min, incorporez les racines et la pomme de terre en dés.
- Laissez mijoter encore 30 à 40 min jusqu'à ce que les pois se défassent en crème.
- Assaisonnez de marjolaine, sel et poivre. Servez très chaud avec du pain de seigle.
Comment on faisait : Les pois cassés, séchés et faciles à transporter, étaient l'aliment de réserve par excellence : on les mijotait dans les auberges, les casernes et les foyers paysans du Nord. Plus la soupe reposait, plus elle épaississait — idéale à emporter en gourde ou en pot pour les longues étapes à pied.
Le twist contemporain : Versez-la dans une bouteille isotherme avec un croûton de seigle grillé en accompagnement : le 'Wanderproviant' du peintre, prêt pour votre propre randonnée face au paysage.
Caspar David Friedrich · Charactorium