La carte de Cai Lun
Millet vapeur aux radis et au jiāng
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Fàn et cài du quotidien (repas ordinaire grain + légume)

Millet vapeur aux radis et au jiāng

QuotidienReconstitution🍄 🧂facile30 min
Fàn et cài du quotidien (repas ordinaire grain + légume)

Millet vapeur aux radis et au jiāng

Pourquoi ce plat ? Officier de cour mais né dans une famille modeste du Hunan, Cai Lun mangeait au quotidien le grain cuit à la vapeur agrémenté de légumes de saison comme le radis, relevé d'une pointe de jiāng — l'ordinaire des fonctionnaires logés près des ateliers impériaux de Luoyang.

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Fàn et cài du quotidien (repas ordinaire grain + légume)

Un bol de millet jaune cuit à la vapeur, moelleux et légèrement collant, couronné de fines lamelles de radis sautées et liées d'une cuillère de pâte de soja fermentée. Le grain neutre boit la sauce salée-umami : c'est la bouchée la plus banale et la plus réconfortante de la Chine des Han.

Approche-toi, et ne te fie pas à la simplicité de ce bol. Moi qui ai servi tant d'années dans les ateliers impériaux, j'ai appris que le grain bien cuit vaut mieux que mille mets prétentieux. On lave le millet jusqu'à ce que l'eau soit claire, on le pose sur la claie au-dessus de l'eau bouillante — oui, la même claie de bambou dont je me servais pour égoutter les fibres de mon papier — et la vapeur fait le reste. Une lichette de jiāng, quelques rondelles de radis croquant, et tu tiens le repas d'un homme qui travaille de l'aube au crépuscule.
Cai Lun
Ingrédients
  • Millet décortiqué (粟, sù)une mesure pour deux convives (grain de base, le fàn)
  • Radis blanc d'hiverune racine (légume cài croquant)
  • Jiāng (pâte de soja fermentée)une cuillerée (condiment umami-salé)
  • Huile de sésameun filet (matière grasse pour saisir)
Comment on faisait : Sous les Han orientaux, le millet (sù) était la céréale du quotidien dans le Nord, cuit à la vapeur sur des claies de bambou (zèng, 甑) posées sur une marmite d'eau bouillante. Le riz, plus rare et prestigieux, était réservé aux tables aisées et au Sud. La pâte fermentée jiāng accompagnait presque tous les plats — on en distinguait des dizaines de variétés selon les textes de l'époque.

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