Bouillie d'orge du laboureur
Un porridge salé d'orge concassé, mijoté longuement jusqu'au crémeux, parfumé d'oignon, d'herbes sauvages et d'un filet d'huile d'olive. Réconfortant et terrien, la vraie pitance de l'homme des champs.
Un porridge salé d'orge concassé, mijoté longuement jusqu'au crémeux, parfumé d'oignon, d'herbes sauvages et d'un filet d'huile d'olive. Réconfortant et terrien, la vraie pitance de l'homme des champs.
Le ventre du laboureur ne se remplit pas de belles paroles, mais d'orge. Je concassais le grain entre deux pierres, je le jetais dans l'eau bouillante avec un oignon fendu et les herbes que je coupais au bord du sillon, et je remuais jusqu'à ce que la cuillère tienne debout. Un doigt d'huile par-dessus, et tu avais de quoi peiner du lever au coucher du soleil. C'est rude, je te l'accorde — mais c'est cette bouillie-là qui a bâti les premiers champs.
- •Orge mondé concassé — deux poignées (céréale-socle)
- •Eau — trois fois le volume du grain (cuisson)
- •Oignon — un petit (aromate)
- •Herbes sauvages (coriandre, cumin sauvage) — une pincée (parfum)
- •Huile d'olive — un filet (liant gras)
- •Sel — au goût (assaisonnement)
Bouillie d'orge du laboureur
Un porridge salé d'orge concassé, mijoté longuement jusqu'au crémeux, parfumé d'oignon, d'herbes sauvages et d'un filet d'huile d'olive. Réconfortant et terrien, la vraie pitance de l'homme des champs.
Pourquoi ce plat ? Caïn « cultivait le sol ». La bouillie d'orge épaisse était le pain de chaque jour de celui qui retourne la terre : nourrissante, simple, faite du grain qu'on récolte à ses pieds, relevée d'un peu d'huile et des herbes qui poussent au bord du champ.
Le ventre du laboureur ne se remplit pas de belles paroles, mais d'orge. Je concassais le grain entre deux pierres, je le jetais dans l'eau bouillante avec un oignon fendu et les herbes que je coupais au bord du sillon, et je remuais jusqu'à ce que la cuillère tienne debout. Un doigt d'huile par-dessus, et tu avais de quoi peiner du lever au coucher du soleil. C'est rude, je te l'accorde — mais c'est cette bouillie-là qui a bâti les premiers champs.
Ingrédients (version d’époque)
- Orge mondé concassé — deux poignées (céréale-socle)
- Eau — trois fois le volume du grain (cuisson)
- Oignon — un petit (aromate)
- Herbes sauvages (coriandre, cumin sauvage) — une pincée (parfum)
- Huile d'olive — un filet (liant gras)
- Sel — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Orge perlé — 150 g (céréale-socle)
- Eau ou bouillon de légumes — 600 ml (cuisson)
- Oignon — 1 petit, émincé (aromate)
- Graines de cumin — 1/2 c. à café (parfum)
- Coriandre fraîche ciselée — 2 c. à soupe (parfum)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (liant gras)
- Sel — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Fais revenir l'oignon émincé dans une cuillère d'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit fondant.
- Ajoute l'orge et les graines de cumin, remue une minute pour les enrober.
- Verse l'eau ou le bouillon, sale, porte à ébullition puis baisse le feu.
- Laisse mijoter à couvert 40 à 50 minutes en remuant régulièrement, jusqu'à ce que l'orge éclate et que la bouillie devienne crémeuse ; ajoute un peu d'eau si elle attache.
- Hors du feu, incorpore la coriandre, rectifie le sel et nappe du reste d'huile d'olive avant de servir bien chaud.
Comment on faisait : Avant la généralisation du pain levé, les bouillies de céréales (orge surtout, plus rustique que le blé) étaient l'aliment de base des populations agricoles du Proche-Orient. On concassait le grain à la meule à main et on le cuisait longuement dans des marmites de terre posées sur les braises. L'huile d'olive, l'oignon et les herbes locales constituaient l'essentiel de l'assaisonnement.
Le twist contemporain : Dressée en risotto d'orge, couronnée d'un œuf poché et d'herbes fraîches, cette bouillie ancestrale devient un bowl réconfortant tout à fait contemporain.
Caïn · Charactorium