Le bombo de Calico Jack (rhum, eau, sucre, muscade)
Un grog froid et sucré : rhum des Antilles allongé d'eau, sucré de mélasse ou de sucre, saupoudré de muscade râpée. Moins brutal que le rhum pur, on le buvait au pichet, à la ronde.
Un grog froid et sucré : rhum des Antilles allongé d'eau, sucré de mélasse ou de sucre, saupoudré de muscade râpée. Moins brutal que le rhum pur, on le buvait au pichet, à la ronde.
Tiens, l'ami, goûte mon bombo et dis-moi si tu en as bu de meilleur d'ici la Jamaïque ! Le rhum pur, c'est pour les fous et les jours de bataille ; le bombo, c'est pour causer — tu coupes le rhum d'eau, tu sucres bien, et tu râpes un peu de muscade par-dessus pour le parfum. On le fait tourner au pichet jusqu'à ce que les chansons montent. Méfie-toi seulement d'en boire trop : j'ai connu des hommes qui s'y sont noyés une nuit, et leur capitaine avec eux.
- •Rhum des Antilles — une bonne rasade (alcool de base)
- •Eau (du tonneau) — le double du rhum (allongeur)
- •Sucre ou mélasse — au goût (douceur)
- •Noix de muscade — râpée (épice de finition)
Le bombo de Calico Jack (rhum, eau, sucre, muscade)
Un grog froid et sucré : rhum des Antilles allongé d'eau, sucré de mélasse ou de sucre, saupoudré de muscade râpée. Moins brutal que le rhum pur, on le buvait au pichet, à la ronde.
Pourquoi ce plat ? Le rhum coule dans toute l'histoire de Rackham — et le scelle : la nuit où le chasseur de pirates Jonathan Barnet l'attaqua au large de Negril Point, son équipage était trop ivre pour combattre, et seules Anne Bonny et Mary Read tinrent le pont. Le « bumbo », rhum adouci de sucre et d'eau, parfumé de muscade, était la version qu'on sirotait au pichet entre matelots.
Tiens, l'ami, goûte mon bombo et dis-moi si tu en as bu de meilleur d'ici la Jamaïque ! Le rhum pur, c'est pour les fous et les jours de bataille ; le bombo, c'est pour causer — tu coupes le rhum d'eau, tu sucres bien, et tu râpes un peu de muscade par-dessus pour le parfum. On le fait tourner au pichet jusqu'à ce que les chansons montent. Méfie-toi seulement d'en boire trop : j'ai connu des hommes qui s'y sont noyés une nuit, et leur capitaine avec eux.
Ingrédients (version d’époque)
- Rhum des Antilles — une bonne rasade (alcool de base)
- Eau (du tonneau) — le double du rhum (allongeur)
- Sucre ou mélasse — au goût (douceur)
- Noix de muscade — râpée (épice de finition)
Ingrédients
- Rhum ambré — 5 cl (version adulte) (alcool de base)
- Eau plate ou pétillante — 10 cl (allongeur)
- Sucre de canne ou mélasse — 1 à 2 c. à café (douceur)
- Noix de muscade entière à râper — 1 pincée (épice de finition)
Préparation
- Fais dissoudre le sucre dans l'eau (tiède si nécessaire), puis laisse refroidir.
- Verse le rhum, mélange.
- Râpe la muscade fraîche par-dessus juste avant de servir.
- Sers au pichet, à partager — version sans alcool : remplace le rhum par du jus de pomme ou un thé noir froid, garde sucre et muscade.
Comment on faisait : Le « bumbo » (ou « bombo ») était la version douce du grog, par opposition au « grog » de marine (rhum + eau, sans sucre) ou à la « flip » chauffée à l'œuf et à la bière. Le sucre et la muscade venaient des mêmes îles que le rhum, ce qui rendait la boisson facile à composer pour les forbans des Caraïbes. On s'en servait même pour acheter des votes lors des élections coloniales !
Le twist contemporain : Version familiale « grog du moussaillon » : jus de pomme chaud, trait de citron vert, muscade et bâton de cannelle en touillette.
Sources : David Cordingly, Under the Black Flag (1995) · Wayne Curtis, And a Bottle of Rum: A History of the New World in Ten Cocktails (2006)
Calico Jack · Charactorium