retournerClaret negus — vin de Bordeaux chaud épicé
Claret negus — vin de Bordeaux chaud épicé
Pourquoi ce plat ? Hume était un amateur passionné de claret de Bordeaux, importé en Écosse grâce à la vieille 'Auld Alliance' franco-écossaise ; chaud et épicé, c'était la boisson des longues soirées de conversation philosophique.
Un claret de Bordeaux réchauffé avec sucre, citron et muscade — le 'negus' à la mode dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle. Sucré, parfumé et légèrement acidulé, il réconforte des froidures écossaises.
Tirons nos fauteuils près du feu, la nuit sera longue et la discussion meilleure encore. Voici mon claret de Bordeaux — celui-là même que nos vieux liens avec la France nous procurent à si bon prix — que je fais tiédir avec un peu de sucre, un zeste de citron et un soupçon de muscade râpée. Gardez-vous de le faire bouillir : on réchauffe le vin, on ne l'assassine point. Un verre de ceci, et la métaphysique elle-même devient aimable compagnie.
- •Claret de Bordeaux — 1 bouteille (base)
- •Sucre en pain — selon le goût (douceur)
- •Citron — 1 (acidité et parfum)
- •Muscade — une râpée (épice)
- •Eau chaude — un peu (allonge le negus)
Claret negus — vin de Bordeaux chaud épicé
Un claret de Bordeaux réchauffé avec sucre, citron et muscade — le 'negus' à la mode dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle. Sucré, parfumé et légèrement acidulé, il réconforte des froidures écossaises.
Pourquoi ce plat ? Hume était un amateur passionné de claret de Bordeaux, importé en Écosse grâce à la vieille 'Auld Alliance' franco-écossaise ; chaud et épicé, c'était la boisson des longues soirées de conversation philosophique.
Tirons nos fauteuils près du feu, la nuit sera longue et la discussion meilleure encore. Voici mon claret de Bordeaux — celui-là même que nos vieux liens avec la France nous procurent à si bon prix — que je fais tiédir avec un peu de sucre, un zeste de citron et un soupçon de muscade râpée. Gardez-vous de le faire bouillir : on réchauffe le vin, on ne l'assassine point. Un verre de ceci, et la métaphysique elle-même devient aimable compagnie.
Ingrédients (version d’époque)
- Claret de Bordeaux — 1 bouteille (base)
- Sucre en pain — selon le goût (douceur)
- Citron — 1 (acidité et parfum)
- Muscade — une râpée (épice)
- Eau chaude — un peu (allonge le negus)
Ingrédients
- Vin rouge de Bordeaux — 75 cl (base)
- Sucre — 3 à 4 c. à soupe (douceur)
- Citron (zeste + jus) — 1 (acidité et parfum)
- Noix de muscade — une bonne râpée (épice)
- Eau bouillante — 25 cl (allonge le negus)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le sucre et le zeste de citron.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, jusqu'à ce que le sucre soit fondu (60-70 °C).
- Ajouter le jus de citron, l'eau chaude et la muscade râpée.
- Goûter, ajuster le sucre, servir aussitôt dans des verres résistants à la chaleur.
Comment on faisait : Le 'negus' tire son nom du colonel Francis Negus (mort en 1732) qui aurait popularisé ce vin coupé d'eau chaude et épicé. Le claret de Bordeaux était la boisson de prédilection des élites écossaises grâce aux franchises commerciales héritées de l'alliance avec la France.
Le twist contemporain : Servi en petit verre à digestif avec un long zeste de citron en spirale, c'est un 'vin chaud d'auteur' qui change du classique des marchés de Noël.
Sources : Ernest Mossner, The Life of David Hume (1954) · F. Marian McNeill, The Scots Cellar (1956)
David Hume · Charactorium





