La carte de Camille Claudel
Café au lait de l'atelier
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Le repas-éclair du matin

Café au lait de l'atelier

BoissonÉvocation☕ 🍯facile5 min
Le repas-éclair du matin

Café au lait de l'atelier

Pourquoi ce plat ? On sait que Camille négligeait ses repas quand le travail l'absorbait. Comme tant d'artistes de son temps, le grand bol de café au lait du matin tenait souvent lieu de repas : vite avalé, trempé d'un morceau de pain, avant de retourner à la glaise. C'est moins une recette qu'un rituel de survie d'atelier.

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Le repas-éclair du matin

Un grand bol de café noir adouci de lait chaud, dans lequel on trempe un quignon de pain beurré. Le carburant des matins de labeur, simple et roboratif, bu à deux mains pour se réchauffer les doigts.

Le matin, je n'ai pas le temps de m'attabler : l'argile m'attend et elle sèche vite. Alors je fais couler un café bien noir, je le coupe de lait chaud dans un grand bol, je sucre à peine, et j'y trempe un morceau de pain de la veille. Cela me tient debout jusqu'au soir, parfois. On me dira que je me nourris mal — peut-être, mais l'œuvre, elle, ne souffre pas d'attendre que je déjeune.
Camille Claudel
Ingrédients
  • Café fraîchement passéun grand bol (base, amertume)
  • Laità parts égales (douceur, corps)
  • Sucreun morceau ou deux (rondeur)
  • Pain de la veilleun quignon (à tremper)
Comment on faisait : Le café au lait dans un grand bol large, où l'on trempe pain ou tartines, est le petit-déjeuner populaire français par excellence depuis le XIXe siècle. Le bol — et non la tasse — permettait de tenir la boisson à deux mains et de se réchauffer, geste essentiel dans les logements et ateliers sans chauffage.

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