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Flamiche aux poireaux du Tardenois
Pourquoi ce plat ? Camille naît à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, à la lisière de la Picardie. La flamiche aux poireaux est LA tarte salée picarde des jours de fête et des dimanches en famille. Avant Paris et Rodin, c'est le goût de l'enfance Claudel, des dimanches à la campagne avec son frère Paul.
Une généreuse tarte salée picarde : une pâte dorée garnie de poireaux fondus dans le beurre, liés à la crème et aux œufs. Le plat chaleureux des réunions de famille du Nord, parfumé et réconfortant.
Avant le marbre et la pierre, il y eut les dimanches du Tardenois. Ma mère faisait fondre les poireaux du jardin tout doucement dans le beurre, sans les laisser roussir — c'est là tout le secret, la patience. On garnissait la pâte, on liait de crème et d'œufs, et la flamiche dorait dans le four à pain. Mon frère Paul et moi, nous tournions autour comme deux affamés. Voilà un plat qui sent la maison, et la maison me manque souvent.
- •Poireaux — une botte (garniture principale)
- •Beurre — une bonne motte (cuisson, rondeur)
- •Crème fraîche — un pot (liant)
- •Œufs — deux ou trois (liant)
- •Farine — ce qu'il faut (pâte)
- •Sel, poivre, muscade — selon le goût (assaisonnement)
Flamiche aux poireaux du Tardenois
Une généreuse tarte salée picarde : une pâte dorée garnie de poireaux fondus dans le beurre, liés à la crème et aux œufs. Le plat chaleureux des réunions de famille du Nord, parfumé et réconfortant.
Pourquoi ce plat ? Camille naît à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, à la lisière de la Picardie. La flamiche aux poireaux est LA tarte salée picarde des jours de fête et des dimanches en famille. Avant Paris et Rodin, c'est le goût de l'enfance Claudel, des dimanches à la campagne avec son frère Paul.
Avant le marbre et la pierre, il y eut les dimanches du Tardenois. Ma mère faisait fondre les poireaux du jardin tout doucement dans le beurre, sans les laisser roussir — c'est là tout le secret, la patience. On garnissait la pâte, on liait de crème et d'œufs, et la flamiche dorait dans le four à pain. Mon frère Paul et moi, nous tournions autour comme deux affamés. Voilà un plat qui sent la maison, et la maison me manque souvent.
Ingrédients (version d’époque)
- Poireaux — une botte (garniture principale)
- Beurre — une bonne motte (cuisson, rondeur)
- Crème fraîche — un pot (liant)
- Œufs — deux ou trois (liant)
- Farine — ce qu'il faut (pâte)
- Sel, poivre, muscade — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Poireaux (blancs) — 6 gros (garniture principale)
- Beurre — 60 g (cuisson, rondeur)
- Crème fraîche épaisse — 20 cl (liant)
- Œufs — 3 (liant)
- Pâte brisée — 1 (250 g de farine, 125 g beurre, eau, sel) (fond)
- Sel, poivre, noix de muscade — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Préparez (ou déroulez) une pâte brisée et foncez un moule à tarte. Réservez au frais.
- Émincez finement les blancs de poireaux. Faites-les fondre 20 à 25 min à feu doux dans le beurre, sans coloration, jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres.
- Battez les œufs avec la crème, salez, poivrez, ajoutez une pointe de muscade.
- Mélangez les poireaux fondus à l'appareil et versez sur le fond de tarte.
- Enfournez à 200 °C pendant 30 à 35 min, jusqu'à ce que la flamiche soit dorée et prise. Servez tiède.
Comment on faisait : La flamiche (de flamique, « gâteau » en picard) est attestée de longue date dans le Nord et la Picardie. À l'origine cuite dans le four à pain encore chaud après la fournée, sur une pâte levée, elle se déclinait selon les légumes du jardin — le poireau restant la version reine des jours de fête.
Le twist contemporain : Quelques lanières de poireau frit et croustillant sur le dessus pour le contraste, ou une version en petites tartelettes individuelles pour un buffet.
Camille Claudel · Charactorium





