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Pain perdu doré du dimanche
Pourquoi ce plat ? Même version sucrée du pain rassis ressuscité : quand le moral et la bourse étaient bas, le pain perdu offrait un peu de douceur réconfortante pour presque rien. Une consolation gourmande, écho lointain des goûters d'enfance, qui adoucissait la dureté des jours d'atelier solitaire.
Des tranches de pain rassis trempées dans un mélange d'œuf, de lait et de sucre, puis dorées au beurre dans la poêle. Tiède, moelleux dedans et croustillant dehors, c'est le dessert des pauvres et le baume des cœurs lourds.
Le pain perdu porte bien son nom : c'est le pain qu'on croyait perdu, et qu'on sauve. Je trempe les vieilles tranches dans l'œuf battu avec du lait et un peu de sucre, je les dore au beurre jusqu'à ce qu'elles chantent dans la poêle. Un soupçon de sucre par-dessus, et c'est une douceur de roi pour le prix de rien. Les jours où le cœur est lourd, cela vaut bien des remèdes.
- •Pain rassis en tranches — quelques (base)
- •Œufs — deux (enrobage)
- •Lait — un bol (trempage)
- •Sucre — une cuillerée + pour saupoudrer (douceur)
- •Beurre — pour la poêle (dorure)
Pain perdu doré du dimanche
Des tranches de pain rassis trempées dans un mélange d'œuf, de lait et de sucre, puis dorées au beurre dans la poêle. Tiède, moelleux dedans et croustillant dehors, c'est le dessert des pauvres et le baume des cœurs lourds.
Pourquoi ce plat ? Même version sucrée du pain rassis ressuscité : quand le moral et la bourse étaient bas, le pain perdu offrait un peu de douceur réconfortante pour presque rien. Une consolation gourmande, écho lointain des goûters d'enfance, qui adoucissait la dureté des jours d'atelier solitaire.
Le pain perdu porte bien son nom : c'est le pain qu'on croyait perdu, et qu'on sauve. Je trempe les vieilles tranches dans l'œuf battu avec du lait et un peu de sucre, je les dore au beurre jusqu'à ce qu'elles chantent dans la poêle. Un soupçon de sucre par-dessus, et c'est une douceur de roi pour le prix de rien. Les jours où le cœur est lourd, cela vaut bien des remèdes.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis en tranches — quelques (base)
- Œufs — deux (enrobage)
- Lait — un bol (trempage)
- Sucre — une cuillerée + pour saupoudrer (douceur)
- Beurre — pour la poêle (dorure)
Ingrédients
- Pain rassis (brioché ou de campagne) — 6 tranches (base)
- Œufs — 2 (enrobage)
- Lait — 25 cl (trempage)
- Sucre — 2 c. à soupe + pour saupoudrer (douceur)
- Beurre — 30 g (dorure)
Préparation
- Battez les œufs avec le lait et le sucre dans un plat creux.
- Trempez chaque tranche de pain rassis dans le mélange, en la laissant s'imbiber sans se déliter.
- Faites fondre le beurre dans une poêle et dorez les tranches 2 à 3 min de chaque côté, jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées.
- Saupoudrez de sucre et servez tiède.
Comment on faisait : Le pain perdu est l'un des plus anciens desserts d'économie d'Europe, mentionné dès le Moyen Âge. Tout au long du XIXe siècle, il reste le dessert des familles modestes : aucun ingrédient n'est gaspillé, le pain dur de la semaine devient régal du dimanche grâce à un peu d'œuf, de lait et de sucre.
Le twist contemporain : Servi tiède avec une compotée de pommes ou de poires de saison, et une pincée de cannelle — ou poêlé au sucre jusqu'à former une fine croûte caramélisée façon crème brûlée.
Camille Claudel · Charactorium





