La carte de Charles Baudelaire
La confiture verte du Club (version sans poudre)
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La friandise du cénacle — douceur des soirées d'artistes à l'hôtel Pimodan

La confiture verte du Club (version sans poudre)

RemèdeÉvocation🍯 🌶️facile30 min (+ 1 h de repos)
La friandise du cénacle — douceur des soirées d'artistes à l'hôtel Pimodan

La confiture verte du Club (version sans poudre)

Pourquoi ce plat ? À l'hôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis, Baudelaire fréquentait le Club des Hachichins, où l'on goûtait le « dawamesk », une confiture verte parfumée. Il en a décrit les effets dans Les Paradis artificiels. Ici, on n'évoque QUE la friandise — sans aucune substance : une douceur d'amande et de pistache, pour comprendre l'imaginaire de ces soirées sans en reproduire le danger.

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La friandise du cénacle — douceur des soirées d'artistes à l'hôtel Pimodan

Une pâte sucrée vert tendre, d'amande et de pistache, parfumée d'écorce d'orange, de cannelle et de muscade. Une évocation gourmande et inoffensive de la fameuse « confiture verte » des cénacles romantiques — sans la drogue d'origine.

À l'hôtel Pimodan, nous formions un cénacle d'esprits curieux des paradis artificiels. On nous présentait une confiture verte, parfumée d'orange et de pistache, où se dissimulait la drogue des songes. Ici, je vous en livre l'écrin sans le poison : la même douceur d'amande et de cannelle, le même vert d'émeraude, mais qui ne vous emportera nulle part qu'au pur plaisir du palais. Goûtez-en du bout de la cuiller, en rêvant de chimères — c'est plus sage, et tout aussi délectable.
Charles Baudelaire
Ingrédients
  • Pâte de pistaches et d'amandesà parts égales (base verte)
  • Sucreà liée (douceur et conservation)
  • Beurre fraisun peu (moelleux)
  • Écorce d'orange confitequelques morceaux (parfum)
  • Cannelle, muscadeune pincée (épices)
  • Eau de fleur d'orangerquelques gouttes (parfum (à la place du musc))
Comment on faisait : Le dawamesk historique était une pâte verte mêlant haschich, sucre, jus d'orange, pistaches, amandes, cannelle, muscade et musc, consommée au Club des Hachichins (hôtel Pimodan, années 1840) sous l'observation du docteur Moreau de Tours. Cette version éducative en conserve les seuls parfums gourmands et écarte totalement la drogue : elle sert à comprendre une page de l'histoire littéraire, pas à la revivre.
Sources : Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels (1860) · Théophile Gautier, « Le Club des Hachichins », Revue des Deux Mondes (1846)

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