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La confiture verte du Club (version sans poudre)
Pourquoi ce plat ? À l'hôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis, Baudelaire fréquentait le Club des Hachichins, où l'on goûtait le « dawamesk », une confiture verte parfumée. Il en a décrit les effets dans Les Paradis artificiels. Ici, on n'évoque QUE la friandise — sans aucune substance : une douceur d'amande et de pistache, pour comprendre l'imaginaire de ces soirées sans en reproduire le danger.
Une pâte sucrée vert tendre, d'amande et de pistache, parfumée d'écorce d'orange, de cannelle et de muscade. Une évocation gourmande et inoffensive de la fameuse « confiture verte » des cénacles romantiques — sans la drogue d'origine.
À l'hôtel Pimodan, nous formions un cénacle d'esprits curieux des paradis artificiels. On nous présentait une confiture verte, parfumée d'orange et de pistache, où se dissimulait la drogue des songes. Ici, je vous en livre l'écrin sans le poison : la même douceur d'amande et de cannelle, le même vert d'émeraude, mais qui ne vous emportera nulle part qu'au pur plaisir du palais. Goûtez-en du bout de la cuiller, en rêvant de chimères — c'est plus sage, et tout aussi délectable.
- •Pâte de pistaches et d'amandes — à parts égales (base verte)
- •Sucre — à liée (douceur et conservation)
- •Beurre frais — un peu (moelleux)
- •Écorce d'orange confite — quelques morceaux (parfum)
- •Cannelle, muscade — une pincée (épices)
- •Eau de fleur d'oranger — quelques gouttes (parfum (à la place du musc))
La confiture verte du Club (version sans poudre)
Une pâte sucrée vert tendre, d'amande et de pistache, parfumée d'écorce d'orange, de cannelle et de muscade. Une évocation gourmande et inoffensive de la fameuse « confiture verte » des cénacles romantiques — sans la drogue d'origine.
Pourquoi ce plat ? À l'hôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis, Baudelaire fréquentait le Club des Hachichins, où l'on goûtait le « dawamesk », une confiture verte parfumée. Il en a décrit les effets dans Les Paradis artificiels. Ici, on n'évoque QUE la friandise — sans aucune substance : une douceur d'amande et de pistache, pour comprendre l'imaginaire de ces soirées sans en reproduire le danger.
À l'hôtel Pimodan, nous formions un cénacle d'esprits curieux des paradis artificiels. On nous présentait une confiture verte, parfumée d'orange et de pistache, où se dissimulait la drogue des songes. Ici, je vous en livre l'écrin sans le poison : la même douceur d'amande et de cannelle, le même vert d'émeraude, mais qui ne vous emportera nulle part qu'au pur plaisir du palais. Goûtez-en du bout de la cuiller, en rêvant de chimères — c'est plus sage, et tout aussi délectable.
Ingrédients (version d’époque)
- Pâte de pistaches et d'amandes — à parts égales (base verte)
- Sucre — à liée (douceur et conservation)
- Beurre frais — un peu (moelleux)
- Écorce d'orange confite — quelques morceaux (parfum)
- Cannelle, muscade — une pincée (épices)
- Eau de fleur d'oranger — quelques gouttes (parfum (à la place du musc))
Ingrédients
- Pistaches non salées émondées — 100 g (base verte et goût)
- Poudre d'amande — 100 g (liant)
- Sucre glace — 120 g (douceur)
- Beurre doux ramolli — 30 g (moelleux)
- Écorces d'orange confites, hachées — 40 g (parfum)
- Cannelle moulue — 1/2 c. à café (épice)
- Muscade râpée — 1 pincée (épice)
- Eau de fleur d'oranger — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Mixer les pistaches en poudre fine (réserver une cuillerée pour le décor).
- Mélanger la poudre de pistache, la poudre d'amande, le sucre glace, la cannelle et la muscade.
- Ajouter le beurre ramolli, les écorces d'orange hachées et l'eau de fleur d'oranger ; pétrir jusqu'à obtenir une pâte verte homogène (ajouter une larme d'eau si besoin).
- Étaler la pâte sur 1,5 cm d'épaisseur, parsemer de pistache concassée, laisser raffermir 1 h au frais.
- Découper en petits carrés et servir dans une coupelle, du bout de la cuiller. Aucune substance n'entre dans cette recette : c'est une simple friandise.
Comment on faisait : Le dawamesk historique était une pâte verte mêlant haschich, sucre, jus d'orange, pistaches, amandes, cannelle, muscade et musc, consommée au Club des Hachichins (hôtel Pimodan, années 1840) sous l'observation du docteur Moreau de Tours. Cette version éducative en conserve les seuls parfums gourmands et écarte totalement la drogue : elle sert à comprendre une page de l'histoire littéraire, pas à la revivre.
Le twist contemporain : Roulez les carrés dans la pistache concassée et présentez-les sous le nom de « Songes verts » sur une coupelle de porcelaine, comme une curiosité de cabinet romantique.
Sources : Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels (1860) · Théophile Gautier, « Le Club des Hachichins », Revue des Deux Mondes (1846)
Charles Baudelaire · Charactorium





