La carte de Cardinal Ruffo
Piatto unico — le plat unique du pauvre et du soldat

Pane cotto calabrese (pain cuit des chemins de guerre)

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile30 min

Une soupe épaisse où le pain dur s'attendrit dans une eau parfumée à l'ail, au laurier et à l'huile d'olive, souvent relevée d'un œuf et d'un nuage de piment. Plat de récupération né de la nécessité, devenu réconfort.

Piatto unico — le plat unique du pauvre et du soldat

Une soupe épaisse où le pain dur s'attendrit dans une eau parfumée à l'ail, au laurier et à l'huile d'olive, souvent relevée d'un œuf et d'un nuage de piment. Plat de récupération né de la nécessité, devenu réconfort.

Sur les sentiers de Calabre, mes braves n'avaient pour table qu'une écuelle de bois, et j'ai voulu m'asseoir parmi eux. On y faisait fondre le pain de la veille dans l'eau chaude, avec ce que la terre offrait — une feuille de laurier, une gousse d'ail, un filet de notre huile, et ce petit piment rouge qui réchauffe l'âme autant que le ventre. Croyez-en mon expérience : un homme qui a mangé chaud marche plus loin et combat mieux. Le Seigneur nourrit les humbles de peu, et c'est dans ce peu que j'ai vu la vraie force de mon armée.
Cardinal Ruffo
Ingrédients
  • Pain de campagne rassisquelques tranches épaisses par homme (base nourrissante)
  • Eau de sourceà hauteur (bouillon)
  • Huile d'oliveun bon filet (matière grasse, liant)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Laurierune feuille ou deux (parfum)
  • Piment rouge séché de Calabreselon le courage (chaleur, signature)
  • Œufun, si la basse-cour est généreuse (enrichissement)
Comment on faisait : Le pane cotto (ou pancotto) est attesté dans tout le Mezzogiorno comme plat de pauvreté : aucune miette de pain ne se jetait. Selon les saisons et les bourses, on y ajoutait des herbes sauvages (cicoria, rapi), un œuf, parfois un peu de fromage. C'était la nourriture des bergers, des journaliers et, par extension, des troupes irrégulières.

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