La carte de Blaise Pascal
Potage de lentilles vertes d'Auvergne
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Le service des potages

Potage de lentilles vertes d'Auvergne

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile50 min
Le service des potages

Potage de lentilles vertes d'Auvergne

Pourquoi ce plat ? Pascal naît à Clermont-Ferrand, au cœur de l'Auvergne, terre de la petite lentille verte cultivée sur les plateaux volcaniques. Ce potage humble et nourrissant correspond exactement à l'alimentation simple qu'il privilégie sa vie durant — pain, soupes et légumes — et plus encore après sa conversion à la rigueur de Port-Royal.

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Le service des potages

Une soupe épaisse de lentilles longuement mijotées avec un oignon, des herbes du jardin et un trait de verjus pour la fraîcheur. On la mange avec du gros pain bis, comme à toutes les tables d'Auvergne.

Le potage que voici est de toute ma province d'Auvergne, et il suffit amplement à qui sait que l'homme n'est qu'un roseau. Faites bouillir vos lentilles tout doucement, sans hâte, avec un oignon et quelques herbes du jardin, et n'y mettez de chair que fort peu, ou point du tout les jours de pénitence. J'y verse au dernier moment un peu de verjus, car l'aigreur réveille l'âme autant que le palais. Mangez-en avec votre pain, et songez que la vraie grandeur n'est pas dans la dépense mais dans la mesure.
Blaise Pascal
Ingrédients
  • Lentilles vertes du Puydeux poignées par convive (base nourrissante)
  • Oignonun (aromate)
  • Lard maigre ou couenneun petit morceau (facultatif les jours gras) (fond gras)
  • Herbes du jardin (persil, thym, laurier)un bouquet (parfum)
  • Verjusun filet (acidulant)
  • Selà discrétion (assaisonnement)
  • Pain bisà volonté (accompagnement)
Comment on faisait : Au XVIIe siècle, les potages de légumes secs sont le socle de l'alimentation quotidienne, des paysans aux bourgeois. On les liait en écrasant une partie des légumes, faute de pomme de terre (alors inconnue en cuisine française) pour épaissir. Le pain trempé dans le potage — la 'soupe' au sens propre — donnait le repas.
Sources : François Pierre de La Varenne, Le Cuisinier françois, 1651