La carte de Catherine de Médicis
Dragées d'anis et de coriandre
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Menue épicerie de bouche-bonheur servie en fin de repas (le « boute-hors »)

Dragées d'anis et de coriandre

RemèdeReconstitution🍯 🌶️difficile1 h
Menue épicerie de bouche-bonheur servie en fin de repas (le « boute-hors »)

Dragées d'anis et de coriandre

Pourquoi ce plat ? À la cour, on offrait après le repas des graines enrobées de sucre pour « réjouir l'estomac et parfumer l'haleine » ; Catherine, gourmande et soucieuse de digestion comme tout son siècle, en raffolait.

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Menue épicerie de bouche-bonheur servie en fin de repas (le « boute-hors »)

De petites graines d'anis et de coriandre patiemment enrobées de sucre durci — confiserie-remède croquante prise en fin de repas pour faciliter la digestion et rafraîchir l'haleine.

Après un grand festin, l'estomac réclame son réconfort : voici mon remède favori. On prend graines d'anis et de coriandre, et l'on tourne, l'on tourne sans fin dans un bassin de sucre fondu, jusqu'à ce qu'elles s'habillent d'une blanche écorce. Croquez-en quelques-unes au sortir de table : l'haleine s'en trouve douce et le ventre apaisé. Mes médecins eux-mêmes les recommandaient — et moi, j'en gardais toujours une boîte sur moi.
Catherine de Médicis
Ingrédients
  • Graines d'anis et de coriandreune poignée (cœur de la dragée, vertu digestive)
  • Sucreplusieurs fois leur poids (enrobage)
  • Eauun peu (sirop d'enrobage)
Comment on faisait : Ces graines confites, ancêtres des dragées et des anis de Flavigny, étaient à la fois friandises et remèdes : la médecine de l'époque, héritée de Galien, voyait dans l'anis et la coriandre des aides à la digestion et des « réjouissants » de l'estomac.
Sources : Platina, De honesta voluptate et valetudine (c. 1474) · Bartolomeo Scappi, Opera dell'arte del cucinare (1570)

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