La carte de Élisabeth I
Comfits — dragées de graines confites au sucre
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Le banquet — les menues douceurs et le « void »

Comfits — dragées de graines confites au sucre

RemèdeDocumentée🍯 🌶️moyen2 h (dont séchage)
Le banquet — les menues douceurs et le « void »

Comfits — dragées de graines confites au sucre

Pourquoi ce plat ? Le goût d'Élisabeth pour le sucre est resté célèbre — au point que ses dents noircirent avec l'âge. À la cour, on offrait des comfits, graines de coriandre, d'anis ou de fenouil enrobées de sucre, que l'on grignotait en fin de repas comme rafraîchisseurs d'haleine et aides à la digestion : douceur et remède à la fois.

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Le banquet — les menues douceurs et le « void »

De minuscules graines aromatiques patiemment enrobées de couches de sucre durci, croquantes et parfumées, qui éclatent en bouche sur une note d'anis ou de coriandre. On les croquait après le festin pour assainir l'haleine et faciliter la digestion.

Avouons sans détour Notre faiblesse pour le sucre — fût-ce au prix de Nos dents, dont les ambassadeurs s'étonnent tout bas. Après le festin, Nous prenons volontiers une poignée de ces graines confites, anis ou coriandre vêtus de sucre, que l'on roule longuement dans le chaudron jusqu'à ce qu'elles s'arrondissent comme de petites perles. Elles rafraîchissent l'haleine d'un prince et apaisent l'estomac mieux qu'aucune drogue d'apothicaire. Croquez-en quelques-unes : c'est friandise et remède tout ensemble.
Élisabeth I
Ingrédients
  • Graines de coriandre, d'anis ou de fenouilune mesure (cœur aromatique)
  • Sucreplusieurs mesures (enrobage)
  • Eau de rose ou eauun filet (sirop d'enrobage)
Comment on faisait : Les comfits étaient une spécialité du « banquet » Tudor : on enrobait patiemment des graines (carvi, coriandre, anis, fenouil) ou des écorces dans des dizaines de couches de sucre, dans un chaudron suspendu au-dessus du feu, remué à la main pendant des heures. Réputés digestifs et rafraîchissants pour l'haleine, ils étaient aussi un pur étalage de richesse sucrière.
Sources : The Good Huswifes Jewell, Thomas Dawson, 1585 · Delightes for Ladies, Hugh Plat, 1602

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