retournerComfits — dragées de graines confites au sucre
Comfits — dragées de graines confites au sucre
Pourquoi ce plat ? Le goût d'Élisabeth pour le sucre est resté célèbre — au point que ses dents noircirent avec l'âge. À la cour, on offrait des comfits, graines de coriandre, d'anis ou de fenouil enrobées de sucre, que l'on grignotait en fin de repas comme rafraîchisseurs d'haleine et aides à la digestion : douceur et remède à la fois.
De minuscules graines aromatiques patiemment enrobées de couches de sucre durci, croquantes et parfumées, qui éclatent en bouche sur une note d'anis ou de coriandre. On les croquait après le festin pour assainir l'haleine et faciliter la digestion.
Avouons sans détour Notre faiblesse pour le sucre — fût-ce au prix de Nos dents, dont les ambassadeurs s'étonnent tout bas. Après le festin, Nous prenons volontiers une poignée de ces graines confites, anis ou coriandre vêtus de sucre, que l'on roule longuement dans le chaudron jusqu'à ce qu'elles s'arrondissent comme de petites perles. Elles rafraîchissent l'haleine d'un prince et apaisent l'estomac mieux qu'aucune drogue d'apothicaire. Croquez-en quelques-unes : c'est friandise et remède tout ensemble.
- •Graines de coriandre, d'anis ou de fenouil — une mesure (cœur aromatique)
- •Sucre — plusieurs mesures (enrobage)
- •Eau de rose ou eau — un filet (sirop d'enrobage)
Comfits — dragées de graines confites au sucre
De minuscules graines aromatiques patiemment enrobées de couches de sucre durci, croquantes et parfumées, qui éclatent en bouche sur une note d'anis ou de coriandre. On les croquait après le festin pour assainir l'haleine et faciliter la digestion.
Pourquoi ce plat ? Le goût d'Élisabeth pour le sucre est resté célèbre — au point que ses dents noircirent avec l'âge. À la cour, on offrait des comfits, graines de coriandre, d'anis ou de fenouil enrobées de sucre, que l'on grignotait en fin de repas comme rafraîchisseurs d'haleine et aides à la digestion : douceur et remède à la fois.
Avouons sans détour Notre faiblesse pour le sucre — fût-ce au prix de Nos dents, dont les ambassadeurs s'étonnent tout bas. Après le festin, Nous prenons volontiers une poignée de ces graines confites, anis ou coriandre vêtus de sucre, que l'on roule longuement dans le chaudron jusqu'à ce qu'elles s'arrondissent comme de petites perles. Elles rafraîchissent l'haleine d'un prince et apaisent l'estomac mieux qu'aucune drogue d'apothicaire. Croquez-en quelques-unes : c'est friandise et remède tout ensemble.
Ingrédients (version d’époque)
- Graines de coriandre, d'anis ou de fenouil — une mesure (cœur aromatique)
- Sucre — plusieurs mesures (enrobage)
- Eau de rose ou eau — un filet (sirop d'enrobage)
Ingrédients
- Graines de coriandre (ou anis, fenouil) — 50 g (cœur aromatique)
- Sucre — 200 g (enrobage)
- Eau — 8 cl (sirop)
- Eau de rose — quelques gouttes (facultatif) (parfum)
Préparation
- Triez les graines et faites-les tiédir à sec dans une poêle épaisse pour réveiller leur parfum.
- Préparez un sirop léger en chauffant le sucre avec l'eau jusqu'à ce qu'il file légèrement.
- Versez une petite louche de sirop sur les graines tièdes en remuant sans cesse pour les enrober, jusqu'à ce que le sucre cristallise en fine couche.
- Répétez l'opération couche après couche, en laissant sécher entre chaque, jusqu'à obtenir des dragées bien arrondies.
- Laissez sécher complètement à l'air avant de conserver dans une boîte hermétique.
Comment on faisait : Les comfits étaient une spécialité du « banquet » Tudor : on enrobait patiemment des graines (carvi, coriandre, anis, fenouil) ou des écorces dans des dizaines de couches de sucre, dans un chaudron suspendu au-dessus du feu, remué à la main pendant des heures. Réputés digestifs et rafraîchissants pour l'haleine, ils étaient aussi un pur étalage de richesse sucrière.
Le twist contemporain : Présentés dans une petite bonbonnière de verre, ces « dragées de reine » remplacent élégamment les mignardises de fin de repas — et parfument vraiment l'haleine.
Sources : The Good Huswifes Jewell, Thomas Dawson, 1585 · Delightes for Ladies, Hugh Plat, 1602
Élisabeth I · Charactorium





