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Le vin chaud à la cannelle des nuits froides
Pourquoi ce plat ? Entre les hivers du Quartier latin, les brumes de Londres (Soho, Camden Town) et la rigueur de la prison de Mons, Verlaine a connu le froid et la misère. Le vin chaud sucré et épicé, populaire et bon marché, était le réconfort traditionnel contre les frimas.
Vin rouge chauffé avec sucre, cannelle, clou de girofle et zeste d'agrume, jusqu'à embaumer la pièce. Doux, parfumé, réchauffant — un baume du soir.
Les soirs où le froid de Londres ou de Mons me transperçait jusqu'aux os, je faisais chauffer le vin avec du sucre, un bâton de cannelle, deux clous de girofle et une écorce d'orange. La maison tout entière s'emplissait alors d'un parfum qui consolait. On le boit brûlant, à petites gorgées, les mains autour du bol — et la mélancolie elle-même, l'espace d'un instant, se faisait plus tiède et plus douce.
- •Vin rouge ordinaire — à volonté (base)
- •Sucre — à goût (douceur)
- •Cannelle (bâton) — un (épice chaude)
- •Clou de girofle — deux (parfum)
- •Zeste d'orange ou de citron — une écorce (fraîcheur agrumée)
Le vin chaud à la cannelle des nuits froides
Vin rouge chauffé avec sucre, cannelle, clou de girofle et zeste d'agrume, jusqu'à embaumer la pièce. Doux, parfumé, réchauffant — un baume du soir.
Pourquoi ce plat ? Entre les hivers du Quartier latin, les brumes de Londres (Soho, Camden Town) et la rigueur de la prison de Mons, Verlaine a connu le froid et la misère. Le vin chaud sucré et épicé, populaire et bon marché, était le réconfort traditionnel contre les frimas.
Les soirs où le froid de Londres ou de Mons me transperçait jusqu'aux os, je faisais chauffer le vin avec du sucre, un bâton de cannelle, deux clous de girofle et une écorce d'orange. La maison tout entière s'emplissait alors d'un parfum qui consolait. On le boit brûlant, à petites gorgées, les mains autour du bol — et la mélancolie elle-même, l'espace d'un instant, se faisait plus tiède et plus douce.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge ordinaire — à volonté (base)
- Sucre — à goût (douceur)
- Cannelle (bâton) — un (épice chaude)
- Clou de girofle — deux (parfum)
- Zeste d'orange ou de citron — une écorce (fraîcheur agrumée)
Ingrédients
- Vin rouge (ou jus de raisin rouge pour version sans alcool) — 75 cl (base)
- Sucre ou miel — 60 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 3 (parfum)
- Orange (en rondelles) + zeste de citron — 1 orange (agrume)
- Anis étoilé (badiane) — 1 (note anisée (optionnel))
Préparation
- Verser le vin (ou le jus de raisin) dans une casserole avec le sucre.
- Ajouter cannelle, clous de girofle, rondelles d'orange, zeste de citron et badiane.
- Chauffer doucement sans faire bouillir, à frémissement léger, 15 à 20 minutes.
- Goûter et ajuster le sucre, puis filtrer.
- Servir brûlant dans des bols ou des verres résistants à la chaleur.
Comment on faisait : Le vin chaud épicé est un réconfort hivernal très ancien, populaire dans tout le nord de l'Europe au XIXe siècle. Bon marché, il réchauffait les ouvriers, les voyageurs et les pauvres, et masquait au passage la médiocrité des vins ordinaires.
Le twist contemporain : En version sans alcool au jus de raisin et hibiscus, servi avec une tranche d'orange séchée : « le baume du poète » pour les marchés de Noël familiaux.
Paul Verlaine · Charactorium





