retournerCafé à la chicorée du Nord
Café à la chicorée du Nord
Pourquoi ce plat ? Charles de Gaulle est né à Lille, dans le Nord, où la chicorée fait partie de l'identité régionale depuis le XIXe siècle. Mélangée au café ou bue seule, elle évoque les origines septentrionales du Général et la culture frugale des familles du Nord, qui l'utilisaient pour adoucir et étirer le café.
Une boisson chaude, sombre et amère : du café additionné de chicorée torréfiée, comme on le boit traditionnellement dans le Nord de la France. La chicorée, racine torréfiée, donne une amertume douce et un parfum de réglisse, sans caféine.
Je suis né à Lille, ne l'oubliez pas, et dans le Nord on connaît la chicorée mieux que partout ailleurs. Ma grand-mère, dans sa maison de la rue Princesse, en mettait une cuillerée dans le café du matin : cela le corsait, l'allongeait, et tenait au corps par les froids d'hiver. Cette amertume-là, voyez-vous, n'a rien de désagréable — elle a le goût de mon pays et de mon enfance. Buvez-la bien chaude, après le repas.
- •Café moulu — une mesure (base de la boisson)
- •Chicorée torréfiée moulue — une cuillerée (amertume, longueur en bouche)
- •Eau bouillante — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Lait, sucre — au goût (adoucissement, facultatif)
Café à la chicorée du Nord
Une boisson chaude, sombre et amère : du café additionné de chicorée torréfiée, comme on le boit traditionnellement dans le Nord de la France. La chicorée, racine torréfiée, donne une amertume douce et un parfum de réglisse, sans caféine.
Pourquoi ce plat ? Charles de Gaulle est né à Lille, dans le Nord, où la chicorée fait partie de l'identité régionale depuis le XIXe siècle. Mélangée au café ou bue seule, elle évoque les origines septentrionales du Général et la culture frugale des familles du Nord, qui l'utilisaient pour adoucir et étirer le café.
Je suis né à Lille, ne l'oubliez pas, et dans le Nord on connaît la chicorée mieux que partout ailleurs. Ma grand-mère, dans sa maison de la rue Princesse, en mettait une cuillerée dans le café du matin : cela le corsait, l'allongeait, et tenait au corps par les froids d'hiver. Cette amertume-là, voyez-vous, n'a rien de désagréable — elle a le goût de mon pays et de mon enfance. Buvez-la bien chaude, après le repas.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — une mesure (base de la boisson)
- Chicorée torréfiée moulue — une cuillerée (amertume, longueur en bouche)
- Eau bouillante — selon le nombre de tasses (infusion)
- Lait, sucre — au goût (adoucissement, facultatif)
Ingrédients
- Café moulu — 2 c. à soupe (base)
- Chicorée soluble ou torréfiée moulue — 1 c. à café (amertume douce, notes de réglisse)
- Eau frémissante — 50 cl (infusion)
- Lait chaud — au goût (adoucissement, facultatif)
- Sucre — au goût (facultatif)
Préparation
- Mélangez le café moulu et la chicorée moulue dans le filtre ou la cafetière.
- Versez l'eau frémissante (et non bouillante à gros bouillons) et laissez passer ou infuser doucement.
- Servez bien chaud dans un bol ou une tasse, nature pour goûter l'amertume, ou allongé d'un peu de lait chaud.
- Sucrez très légèrement si désiré : la chicorée apporte déjà une rondeur naturelle.
Comment on faisait : Dans le Nord de la France, la chicorée s'est imposée au XIXe siècle comme substitut ou complément du café, plus coûteux. Torréfiée et moulue à partir de la racine de chicorée industrielle, elle se buvait au lait le matin et restait un marqueur identitaire des familles ouvrières et bourgeoises de la région lilloise.
Le twist contemporain : Servez en version glacée l'été : café-chicorée bien fort refroidi, glaçons et un nuage de lait, pour un « bicerin du Nord » revisité.
Charles de Gaulle · Charactorium





