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Caudle d'avoine au vin et aux épices
Pourquoi ce plat ? De constitution malingre — il souffrait toute sa vie d'une tuberculose osseuse qui le laissa courbé et fragile — Pope devait souvent garder la chambre. Le caudle, breuvage chaud épaissi et épicé, était LE réconfortant servi aux malades et aux convalescents anglais, un soin domestique qu'il dut bien connaître.
Un breuvage chaud et nourrissant, à mi-chemin de la bouillie claire et du vin chaud : une décoction d'avoine liée au jaune d'œuf, enrichie de vin et parfumée de gingembre, cannelle et muscade. Réconfort des corps affaiblis.
Vous me trouvez encore alité, Monsieur — ce pauvre corps tordu me fait souvent prisonnier de ma chambre. Mais on m'apporte alors ce caudle bien chaud : un gruau d'avoine passé clair, qu'on lie d'un jaune d'œuf, qu'on relève d'un doigt de vin et de toutes les épices chaudes des Indes. Buvez-le à petites gorgées, et vous sentirez la chaleur regagner les membres. C'est, je crois, le seul remède que je préfère à la rime : il réchauffe le sang quand l'hiver et la maladie conspirent contre moi.
- •Gruau d'avoine fin — deux poignées (base nourrissante)
- •Eau — trois pintes (décoction)
- •Vin blanc ou xérès — un verre (fortifiant)
- •Jaune d'œuf — un ou deux (liaison)
- •Sucre ou miel — selon le goût (sucrant)
- •Gingembre, cannelle, muscade — une pincée de chaque (épices chaudes)
Caudle d'avoine au vin et aux épices
Un breuvage chaud et nourrissant, à mi-chemin de la bouillie claire et du vin chaud : une décoction d'avoine liée au jaune d'œuf, enrichie de vin et parfumée de gingembre, cannelle et muscade. Réconfort des corps affaiblis.
Pourquoi ce plat ? De constitution malingre — il souffrait toute sa vie d'une tuberculose osseuse qui le laissa courbé et fragile — Pope devait souvent garder la chambre. Le caudle, breuvage chaud épaissi et épicé, était LE réconfortant servi aux malades et aux convalescents anglais, un soin domestique qu'il dut bien connaître.
Vous me trouvez encore alité, Monsieur — ce pauvre corps tordu me fait souvent prisonnier de ma chambre. Mais on m'apporte alors ce caudle bien chaud : un gruau d'avoine passé clair, qu'on lie d'un jaune d'œuf, qu'on relève d'un doigt de vin et de toutes les épices chaudes des Indes. Buvez-le à petites gorgées, et vous sentirez la chaleur regagner les membres. C'est, je crois, le seul remède que je préfère à la rime : il réchauffe le sang quand l'hiver et la maladie conspirent contre moi.
Ingrédients (version d’époque)
- Gruau d'avoine fin — deux poignées (base nourrissante)
- Eau — trois pintes (décoction)
- Vin blanc ou xérès — un verre (fortifiant)
- Jaune d'œuf — un ou deux (liaison)
- Sucre ou miel — selon le goût (sucrant)
- Gingembre, cannelle, muscade — une pincée de chaque (épices chaudes)
Ingrédients
- Flocons d'avoine fins — 50 g (base)
- Eau — 75 cl (décoction)
- Vin blanc moelleux ou xérès — 8 cl (fortifiant)
- Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- Miel — 2 c. à soupe (sucrant)
- Gingembre + cannelle + muscade en poudre — 1 pincée de chaque (épices)
Préparation
- Faire cuire l'avoine dans l'eau à feu doux 20 minutes, puis passer au tamis pour ne garder qu'une décoction claire et légèrement épaisse.
- Ajouter le miel et les épices, remettre sur feu doux.
- Hors du feu, délayer le jaune d'œuf avec un peu de liquide tiède, puis l'incorporer sans faire bouillir.
- Verser le vin en fin de cuisson, mélanger.
- Servir brûlant dans une tasse ou un bol, à boire à petites gorgées.
Comment on faisait : Le caudle (de l'ancien français « chaudel », chaud) est attesté en Angleterre depuis le Moyen Âge et reste très présent dans les recueils domestiques géorgiens. On le servait aux malades, aux femmes en couches et aux convives transis. La version « sans alcool » se nommait water-gruel ; avec vin et œufs, elle devenait franchement reconstituante.
Le twist contemporain : Version « lait d'or » du XVIIIe : ajoutez une pincée de curcuma et servez dans une tasse en grès — un porridge à boire réconfortant pour les soirs d'hiver.
Sources : Eliza Smith, *The Compleat Housewife* (1727) · Gervase Markham, *The English Huswife* (1615)
Alexander Pope · Charactorium





