La carte de Alexander Pope
Caudle d'avoine au vin et aux épices
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Remède de la chambre — le « caudle » des convalescents

Caudle d'avoine au vin et aux épices

RemèdeReconstitution🍯 🌶️facile30 min
Remède de la chambre — le « caudle » des convalescents

Caudle d'avoine au vin et aux épices

Pourquoi ce plat ? De constitution malingre — il souffrait toute sa vie d'une tuberculose osseuse qui le laissa courbé et fragile — Pope devait souvent garder la chambre. Le caudle, breuvage chaud épaissi et épicé, était LE réconfortant servi aux malades et aux convalescents anglais, un soin domestique qu'il dut bien connaître.

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Remède de la chambre — le « caudle » des convalescents

Un breuvage chaud et nourrissant, à mi-chemin de la bouillie claire et du vin chaud : une décoction d'avoine liée au jaune d'œuf, enrichie de vin et parfumée de gingembre, cannelle et muscade. Réconfort des corps affaiblis.

Vous me trouvez encore alité, Monsieur — ce pauvre corps tordu me fait souvent prisonnier de ma chambre. Mais on m'apporte alors ce caudle bien chaud : un gruau d'avoine passé clair, qu'on lie d'un jaune d'œuf, qu'on relève d'un doigt de vin et de toutes les épices chaudes des Indes. Buvez-le à petites gorgées, et vous sentirez la chaleur regagner les membres. C'est, je crois, le seul remède que je préfère à la rime : il réchauffe le sang quand l'hiver et la maladie conspirent contre moi.
Alexander Pope
Ingrédients
  • Gruau d'avoine findeux poignées (base nourrissante)
  • Eautrois pintes (décoction)
  • Vin blanc ou xérèsun verre (fortifiant)
  • Jaune d'œufun ou deux (liaison)
  • Sucre ou mielselon le goût (sucrant)
  • Gingembre, cannelle, muscadeune pincée de chaque (épices chaudes)
Comment on faisait : Le caudle (de l'ancien français « chaudel », chaud) est attesté en Angleterre depuis le Moyen Âge et reste très présent dans les recueils domestiques géorgiens. On le servait aux malades, aux femmes en couches et aux convives transis. La version « sans alcool » se nommait water-gruel ; avec vin et œufs, elle devenait franchement reconstituante.
Sources : Eliza Smith, *The Compleat Housewife* (1727) · Gervase Markham, *The English Huswife* (1615)

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