retournerPorridge d'avoine de Haworth
Porridge d'avoine de Haworth
Pourquoi ce plat ? Le porridge d'avoine ouvrait chaque matinée au presbytère, avant les heures d'écriture autour de la table du salon. Frugal, chaud et roboratif, il armait Charlotte et ses sœurs contre l'humidité des landes.
Une bouillie d'avoine cuite lentement dans l'eau et le lait, salée à la mode du Nord, lisse et réconfortante. On la sert brûlante, parfois nappée d'un filet de mélasse ou d'une cuillère de crème.
Permettez que je vous serve, comme nous le faisions à Haworth dès que sonnait la prière du matin. L'avoine, je la laissais gonfler toute la nuit, puis la remuais sans relâche au-dessus du feu de tourbe, jusqu'à ce qu'elle ne formât plus un seul grumeau — car une bouillie mal soignée est une paresse que mon père n'eût point tolérée. Un peu de sel, jamais de sucre chez nous ; et lorsque le vent hurlait sur la lande, croyez bien que ce bol fumant valait toutes les douceurs de Londres.
- •Gruau d'avoine (avoine concassée) — une bonne poignée par personne (base)
- •Eau de source — le double du volume d'avoine (cuisson)
- •Lait — à discrétion (onctuosité)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Porridge d'avoine de Haworth
Une bouillie d'avoine cuite lentement dans l'eau et le lait, salée à la mode du Nord, lisse et réconfortante. On la sert brûlante, parfois nappée d'un filet de mélasse ou d'une cuillère de crème.
Pourquoi ce plat ? Le porridge d'avoine ouvrait chaque matinée au presbytère, avant les heures d'écriture autour de la table du salon. Frugal, chaud et roboratif, il armait Charlotte et ses sœurs contre l'humidité des landes.
Permettez que je vous serve, comme nous le faisions à Haworth dès que sonnait la prière du matin. L'avoine, je la laissais gonfler toute la nuit, puis la remuais sans relâche au-dessus du feu de tourbe, jusqu'à ce qu'elle ne formât plus un seul grumeau — car une bouillie mal soignée est une paresse que mon père n'eût point tolérée. Un peu de sel, jamais de sucre chez nous ; et lorsque le vent hurlait sur la lande, croyez bien que ce bol fumant valait toutes les douceurs de Londres.
Ingrédients (version d’époque)
- Gruau d'avoine (avoine concassée) — une bonne poignée par personne (base)
- Eau de source — le double du volume d'avoine (cuisson)
- Lait — à discrétion (onctuosité)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Flocons d'avoine (ou avoine concassée) — 80 g (base)
- Eau — 300 ml (cuisson)
- Lait entier — 200 ml (onctuosité)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Mélasse ou crème (facultatif) — 1 c. à café (finition)
Préparation
- Si vous utilisez de l'avoine concassée, faites-la tremper la veille dans l'eau pour raccourcir la cuisson.
- Versez l'avoine, l'eau et le sel dans une casserole à fond épais. Portez doucement à frémissement.
- Cuisez à feu doux 5 à 20 minutes selon l'avoine, en remuant souvent pour éviter les grumeaux et qu'elle n'attache.
- Ajoutez le lait en fin de cuisson pour assouplir la bouillie jusqu'à la consistance d'une crème épaisse.
- Servez aussitôt, brûlant, avec un filet de mélasse ou un peu de crème si le cœur vous en dit.
Comment on faisait : Dans le Yorkshire, on faisait souvent tremper l'avoine toute la nuit puis on la cuisait longuement sur le feu de tourbe. Tradition du Nord, on la salait plutôt qu'on ne la sucrait, et chacun y trempait sa cuillère à même la marmite commune.
Le twist contemporain : Un porridge de lande : crème fouettée à peine sucrée et quelques myrtilles écrasées en clin d'œil aux bruyères des Pennines.
Charlotte Brontë · Charactorium





