Porridge d'avoine au sel
Une bouillie épaisse et réconfortante d'avoine cuite lentement à l'eau, salée et jamais sucrée selon la tradition écossaise. On la mange chaude, parfois trempée tour à tour dans un bol de lait froid posé à côté.
Une bouillie épaisse et réconfortante d'avoine cuite lentement à l'eau, salée et jamais sucrée selon la tradition écossaise. On la mange chaude, parfois trempée tour à tour dans un bol de lait froid posé à côté.
Chez nous, à Édimbourg, on ne badine pas avec le porridge : on le sale, jamais on ne le sucre, et l'on remue toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, avec le spurtle, sous peine de porter malheur — du moins le disait la cuisinière de ma mère. Je le prenais debout, ma foi, comme tout bon Écossais qui se respecte, trempant ma cuillerée dans un bol de lait froid avant de l'avaler. Crois-moi, mon jeune ami, par les matins de brume sur la Forth, rien ne vaut cette chaleur d'avoine au creux de l'estomac.
- •Avoine concassée (pinhead oatmeal) — une bonne poignée par personne (base nourrissante)
- •Eau de source — à volonté (cuisson)
- •Sel — une pincée (assaisonnement (ajouté en fin de cuisson))
- •Lait frais — un bol à part (accompagnement)
Porridge d'avoine au sel
Une bouillie épaisse et réconfortante d'avoine cuite lentement à l'eau, salée et jamais sucrée selon la tradition écossaise. On la mange chaude, parfois trempée tour à tour dans un bol de lait froid posé à côté.
Pourquoi ce plat ? Né à Édimbourg dans une famille de la bourgeoisie écossaise, Bell a grandi avec le porridge salé du matin, plat national que tout enfant d'Écosse touillait avec le spurtle, ce bâton de bois. C'est le goût de l'enfance qu'il emporta jusqu'au Canada.
Chez nous, à Édimbourg, on ne badine pas avec le porridge : on le sale, jamais on ne le sucre, et l'on remue toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, avec le spurtle, sous peine de porter malheur — du moins le disait la cuisinière de ma mère. Je le prenais debout, ma foi, comme tout bon Écossais qui se respecte, trempant ma cuillerée dans un bol de lait froid avant de l'avaler. Crois-moi, mon jeune ami, par les matins de brume sur la Forth, rien ne vaut cette chaleur d'avoine au creux de l'estomac.
Ingrédients (version d’époque)
- Avoine concassée (pinhead oatmeal) — une bonne poignée par personne (base nourrissante)
- Eau de source — à volonté (cuisson)
- Sel — une pincée (assaisonnement (ajouté en fin de cuisson))
- Lait frais — un bol à part (accompagnement)
Ingrédients
- Flocons d'avoine (ou avoine concassée) — 50 g par personne (base)
- Eau — 250 ml par personne (cuisson)
- Sel fin — 1 belle pincée (assaisonnement)
- Lait froid — 1 petit bol par personne (à tremper à côté)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement dans une casserole à fond épais.
- Verser l'avoine en pluie en remuant sans cesse pour éviter les grumeaux.
- Baisser le feu et laisser cuire doucement 5 min (flocons) à 25 min (avoine concassée), en remuant souvent.
- Saler seulement en fin de cuisson — saler trop tôt durcit les grains.
- Servir bien chaud dans un bol, avec un second bol de lait froid à côté pour y tremper chaque cuillerée.
Comment on faisait : Dans les fermes et maisons écossaises, on préparait souvent une grande quantité de porridge que l'on versait dans un tiroir doublé (le « porridge drawer ») ; une fois refroidi et pris, on le découpait en tranches à emporter aux champs. Le porridge se disait au pluriel (« they are ready ») par respect.
Le twist contemporain : Pour les palais moins traditionalistes, un filet de miel de bruyère et quelques framboises transforment ce déjeuner austère en douceur — mais ne le dites pas trop fort en Écosse.
Sources : F. Marian McNeill, The Scots Kitchen (1929)
Alexander Graham Bell · Charactorium