La carte de Alfred Russel Wallace
Nasi lauk — riz central et son accompagnement de tous les jours

Riz de campement au poisson et au sambal belacan

QuotidienReconstitution🧂 🍄 🌶️moyen45 min

Un dôme de riz blanc fumant, un morceau de poisson poêlé, quelques légumes verts sautés et une cuillerée de sambal belacan, cette pâte de piment et de crevettes fermentées qui réveille tout. Salé, profond, piquant : le repas de travail par excellence.

Nasi lauk — riz central et son accompagnement de tous les jours

Un dôme de riz blanc fumant, un morceau de poisson poêlé, quelques légumes verts sautés et une cuillerée de sambal belacan, cette pâte de piment et de crevettes fermentées qui réveille tout. Salé, profond, piquant : le repas de travail par excellence.

Je vous l'avoue, je m'accommodai vite de la table malaise et m'en trouvai fort bien pour la santé. On me servait le riz en pyramide, et tout autour de menus plats : un poisson de la rivière, des feuilles vertes sautées, et cette pâte brune qu'ils nomment belacan, dont l'odeur fait fuir l'Anglais et fait la joie du palais averti. J'apprenais à manger des doigts, à la mode du pays, et je puis assurer qu'après une journée passée le filet à la main sous le soleil, nul mets de Londres ne m'eût paru plus réconfortant.
Alfred Russel Wallace
Ingrédients
  • Riz blancune grande mesure (base)
  • Poisson de rivière ou de mer1 par convive (protéine)
  • Belacan (pâte de crevettes fermentée)un petit bloc (umami)
  • Piments fraisquelques-uns (piquant)
  • Lime1 (acidité)
  • Feuilles vertes locales (kangkung)une botte (légume)
Comment on faisait : Dans les villages où séjournait Wallace, on cuisinait au feu de bois, le riz dans une marmite de fonte ou un tube de bambou, le poisson grillé sur des braises. Le belacan, séché et fermenté au soleil, se conservait des mois et accompagnait chaque repas : c'était le sel et l'umami du quotidien tropical.
Sources : Alfred Russel Wallace, The Malay Archipelago (1869)