La carte de Julio Cortázar
Mate amargo cebado
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Cebada de mate — le rituel de l'infusion partagée, hors des heures de repas

Mate amargo cebado

BoissonDocumentéefacile10 min
Cebada de mate — le rituel de l'infusion partagée, hors des heures de repas

Mate amargo cebado

Pourquoi ce plat ? Cortázar buvait du maté à toute heure, à Buenos Aires comme dans son appartement parisien. C'était son carburant d'écrivain et le lien tenace avec une Argentine qu'il avait quittée : il en faisait venir la yerba et le cébait lui-même, calebasse à portée de la machine à écrire.

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Cebada de mate — le rituel de l'infusion partagée, hors des heures de repas

Une infusion chaude et amère, tassée dans une calebasse et sirotée à la bombilla. On recharge en eau frémissante autant de fois qu'on le souhaite : le maté se boit à plusieurs, en se passant la même calebasse, dans une économie de gestes qui ressemble à une ponctuation.

Mirá, no es una bebida, es una manera de medir el tiempo. Tomá la calabaza, inclinala con la yerba de un solo lado, dejás un huequito y ahí metés la bombilla sin revolver nunca, jamás, porque si la movés la arruinás como un párrafo mal corregido. El agua tiene que estar caliente pero sin hervir, che, el primer mate amargo es siempre para el que ceba. Yo escribía con la pava al lado y cada mate era una coma en la página, así de simple.
Julio Cortázar
Ingrédients
  • Yerba mate sèchede quoi remplir la calebasse aux deux tiers (feuille à infuser)
  • Eau de source chaufféeà volonté, frémissante (infusion)
Comment on faisait : Le maté est un héritage guarani adopté par toute la société du Río de la Plata, des gauchos aux salons portègnes. Au XXe siècle, le cebador (celui qui prépare) est le maître de cérémonie : il garde toujours le premier maté, le plus amer, pour lui, et sert ensuite les autres dans un ordre fixe.

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