Chin Chin — petits dés frits croustillants
Une pâte sucrée parfumée à la muscade, découpée en petits dés et frite jusqu'à devenir dorée et croustillante : un en-cas addictif que l'on emporte partout par poignées.
Une pâte sucrée parfumée à la muscade, découpée en petits dés et frite jusqu'à devenir dorée et croustillante : un en-cas addictif que l'on emporte partout par poignées.
Le chin chin, on n'en mange jamais une seule poignée — c'est scientifiquement impossible. Petite, je guettais le moment où le sachet sortait pour les fêtes, et je remplissais mes poches en douce pour le voyage. Mets-y de la muscade, beaucoup, et coupe-le en petits dés bien réguliers pour qu'ils croustillent partout. C'est le genre de chose qu'on partage sur la banquette arrière d'une voiture, entre deux éclats de rire, jusqu'à Nsukka.
- •Farine de blé — un grand bol (base)
- •Sucre — généreusement (douceur)
- •Beurre ou margarine — un bon morceau (richesse)
- •Muscade râpée — à volonté (parfum signature)
- •Œufs et lait — quelques-uns (liant)
- •Huile — pour frire (cuisson)
Chin Chin — petits dés frits croustillants
Une pâte sucrée parfumée à la muscade, découpée en petits dés et frite jusqu'à devenir dorée et croustillante : un en-cas addictif que l'on emporte partout par poignées.
Pourquoi ce plat ? Friandise omniprésente dans les rues et les maisons nigérianes, le chin chin se grignote lors des fêtes et des longs trajets ; il évoque l'enfance et les sachets partagés que connaît bien la génération d'Adichie.
Le chin chin, on n'en mange jamais une seule poignée — c'est scientifiquement impossible. Petite, je guettais le moment où le sachet sortait pour les fêtes, et je remplissais mes poches en douce pour le voyage. Mets-y de la muscade, beaucoup, et coupe-le en petits dés bien réguliers pour qu'ils croustillent partout. C'est le genre de chose qu'on partage sur la banquette arrière d'une voiture, entre deux éclats de rire, jusqu'à Nsukka.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — un grand bol (base)
- Sucre — généreusement (douceur)
- Beurre ou margarine — un bon morceau (richesse)
- Muscade râpée — à volonté (parfum signature)
- Œufs et lait — quelques-uns (liant)
- Huile — pour frire (cuisson)
Ingrédients
- Farine de blé — 400 g (base)
- Sucre — 100 g (douceur)
- Beurre fondu — 80 g (richesse)
- Muscade râpée — 1 c. à café (parfum signature)
- Œuf — 1 (liant)
- Lait — 10-12 cl (hydratation)
- Huile de friture — pour bain (cuisson)
Préparation
- Mélanger farine, sucre et muscade, puis incorporer le beurre fondu du bout des doigts.
- Ajouter l'œuf et le lait progressivement pour former une pâte ferme et non collante ; pétrir brièvement.
- Abaisser la pâte sur 5 mm et la couper en petits dés réguliers.
- Chauffer l'huile à feu moyen et frire les dés par petites quantités jusqu'à une couleur dorée uniforme.
- Égoutter, laisser refroidir ; ils croustillent en refroidissant et se conservent en boîte hermétique.
Comment on faisait : Le chin chin est né de l'introduction de la farine de blé et de la pâtisserie frite en Afrique de l'Ouest ; chaque foyer ajuste le sucre et la muscade, et on les vendait (et vend encore) en sachets aux abords des marchés et des gares routières.
Le twist contemporain : Tremper la moitié des dés dans du chocolat noir et les présenter en cornet de papier kraft, comme un street-food de festival littéraire.
Sources : Yemisi Aribisala, Longthroat Memoirs (2016)
Chimamanda Ngozi Adichie · Charactorium
