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Sopaipillas pasadas
Pourquoi ce plat ? Au Chili, dès que la pluie tombe sur Santiago, les vendeurs de sopaipillas surgissent au coin des rues. Trempées dans un sirop de chancaca parfumé, ce sont les douceurs de l'enfance d'Isabel Allende, le réconfort des après-midi gris — un plaisir simple qu'elle célèbre comme un bonheur des sens.
Des galettes frites moelleuses à la courge, plongées dans un sirop chaud et épicé de chancaca (sucre brut), d'écorce d'orange et de cannelle.
Ah, les jours de pluie ! À Santiago, quand le ciel pleure, les rues se mettent à sentir la chancaca chaude — et là, tout est pardonné. Petite, je tendais ma pièce au vendeur du coin et je recevais une sopaipilla brûlante, nappée de ce sirop sombre parfumé à l'orange et à la cannelle. On les fait avec un peu de courge dans la pâte, c'est ce qui les rend tendres comme un baiser. Mange-la les doigts collants, sans façon : le plaisir, ma chère, ne supporte pas les manières.
- •Farine de blé — selon l'appétit (pâte)
- •Courge cuite (zapallo) — une part écrasée (moelleux de la pâte)
- •Saindoux — un peu (friture et pâte)
- •Chancaca (sucre de canne brut) — un pain (sirop)
- •Écorce d'orange, cannelle, clou de girofle — au goût (parfum du sirop)
Sopaipillas pasadas
Des galettes frites moelleuses à la courge, plongées dans un sirop chaud et épicé de chancaca (sucre brut), d'écorce d'orange et de cannelle.
Pourquoi ce plat ? Au Chili, dès que la pluie tombe sur Santiago, les vendeurs de sopaipillas surgissent au coin des rues. Trempées dans un sirop de chancaca parfumé, ce sont les douceurs de l'enfance d'Isabel Allende, le réconfort des après-midi gris — un plaisir simple qu'elle célèbre comme un bonheur des sens.
Ah, les jours de pluie ! À Santiago, quand le ciel pleure, les rues se mettent à sentir la chancaca chaude — et là, tout est pardonné. Petite, je tendais ma pièce au vendeur du coin et je recevais une sopaipilla brûlante, nappée de ce sirop sombre parfumé à l'orange et à la cannelle. On les fait avec un peu de courge dans la pâte, c'est ce qui les rend tendres comme un baiser. Mange-la les doigts collants, sans façon : le plaisir, ma chère, ne supporte pas les manières.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — selon l'appétit (pâte)
- Courge cuite (zapallo) — une part écrasée (moelleux de la pâte)
- Saindoux — un peu (friture et pâte)
- Chancaca (sucre de canne brut) — un pain (sirop)
- Écorce d'orange, cannelle, clou de girofle — au goût (parfum du sirop)
Ingrédients
- Farine — 300 g (pâte)
- Courge cuite écrasée — 200 g (moelleux)
- Beurre fondu — 50 g (pâte)
- Levure chimique — 1 c. à café (légèreté)
- Huile de friture — 1 litre (cuisson)
- Chancaca ou sucre roux complet (panela) — 250 g (sirop)
- Écorce d'orange, 1 bâton de cannelle, 2 clous de girofle — — (parfum)
- Eau — 400 ml (sirop)
Préparation
- Mélanger la courge écrasée tiède, la farine, le beurre fondu et la levure en une pâte souple ; laisser reposer 20 min.
- Étaler sur 0,5 cm, découper des disques, piquer à la fourchette.
- Frire dans l'huile chaude (170 °C) jusqu'à ce qu'elles gonflent et dorent ; égoutter.
- Préparer le sirop : faire fondre la chancaca dans l'eau avec écorce d'orange, cannelle et girofle, laisser réduire 15 min jusqu'à consistance sirupeuse.
- Plonger les sopaipillas dans le sirop chaud et servir aussitôt, nappées.
Comment on faisait : La sopaipilla arrive avec les colons espagnols (le mot vient de l'arabe-andalou), mais le Chili l'adopte avec la courge locale dans la pâte. La version « pasada » au sirop de chancaca est née pour réchauffer les corps lors des hivers pluvieux.
Le twist contemporain : Une pointe de zeste d'orange frais râpé sur le sirop juste avant de servir, pour réveiller le parfum confit.
Sources : Cuisine populaire chilienne, tradition des jours de pluie
Isabel Allende · Charactorium





