La carte de Christian Ludwig de Brandebourg
Braten (service de rôti de la Fürstliche Tafel)

Rôti de cerf au genièvre, sauce au vin de Bourgogne

FestifReconstitution🧂 🍄moyen1 h 30

Un gigue de cerf piqué de lard, frottée de genièvre écrasé, rôtie à la broche puis nappée d'une sauce sombre montée au vin rouge de France, au bouillon de gibier et à un soupçon de pain d'épices pour la lier — le plat de prestige par excellence d'un service de rôti.

Braten (service de rôti de la Fürstliche Tafel)

Un gigue de cerf piqué de lard, frottée de genièvre écrasé, rôtie à la broche puis nappée d'une sauce sombre montée au vin rouge de France, au bouillon de gibier et à un soupçon de pain d'épices pour la lier — le plat de prestige par excellence d'un service de rôti.

Approchez, Monsieur, et voyez ce que ma vénerie m'a livré ce matin : un cerf pris au son du cor dans mes bois de l'Oder. Mon cuisinier le pique de lard, le frotte des baies de genièvre que cueillent mes gens dans la lande, et le tourne lentement à la broche jusqu'à ce que la couenne chante. La sauce, je la veux liée au vin de Bourgogne et relevée d'un peu de mon pain d'épices — c'est là tout le secret. À ma table on mange comme on doit régner : avec mesure, mais sans rien céder de l'éclat.
Christian Ludwig de Brandebourg
Ingrédients
  • Gigue ou cuissot de cerfune belle pièce (viande de chasse, cœur du service)
  • Lard grasquelques bardes (à piquer pour nourrir la viande maigre)
  • Baies de genièvreune poignée écrasée (parfum signature du Nord)
  • Vin rouge de Bourgogneun bon pichet (base de la sauce)
  • Bouillon de gibierà discrétion (fond de sauce)
  • Pain d'épices rassisquelques tranches (liaison et profondeur)
  • Beurre, sel, poivre, clou de girofleselon le goût (assaisonnement de cour)
Comment on faisait : Dans les cuisines de cour allemandes du début du XVIIIe siècle, le gibier se tournait à la broche devant l'âtre ; on liait les sauces non pas à la farine mais au pain d'épices râpé ou à la mie grillée, une technique médiévale encore vivante. Le genièvre et le vin importé marquaient le rang du maître de maison.
Sources : Marx Rumpolt, Ein new Kochbuch, 1581 · Maria Sophia Schellhammer, Das Brandenburgische Koch-Buch, 1723

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