La carte de Christina Lamb
Naan-e Afghani — pain plat du four de quartier
retourner
Pain du quotidien, présent à chaque dastarkhan

Naan-e Afghani — pain plat du four de quartier

QuotidienDocumentée🧂moyen2 h
Pain du quotidien, présent à chaque dastarkhan

Naan-e Afghani — pain plat du four de quartier

Pourquoi ce plat ? Le pain est le socle de chaque repas partagé. Dans les ruelles de Kaboul et de Peshawar que Lamb a tant arpentées, l'odeur du naan sortant du tandour rythme la journée : on en achète le matin, on en garde un morceau dans la poche, on s'en sert de cuillère.

cliquer pour retourner
Pain du quotidien, présent à chaque dastarkhan

Un grand pain plat allongé, strié de lignes au doigt et parsemé de graines de nigelle, croustillant dehors et moelleux dedans, cuit collé à la paroi brûlante d'un four en terre.

Le pain, ici, on ne le jette jamais — un morceau tombé à terre, on le ramasse et on le porte au front en signe de respect. J'achetais le mien au four du coin, encore brûlant, et je m'en servais pour saucer, pour ramasser, pour tenir un peu de chaud dans les mains les matins glacés. Regarde les longues rayures tracées au doigt et les petites graines noires dessus : c'est la signature du boulanger du quartier. Tout repas commence par lui, et le partager, c'est déjà se parler.
Christina Lamb
Ingrédients
  • Farine de bléselon la fournée (base)
  • Levain ou levureun peu (levée)
  • Eau tièdepour la pâte (hydratation)
  • Selune pincée (assaisonnement)
  • Graines de nigelle (siah dana)à parsemer (garniture)
Comment on faisait : Le naan se cuit collé à la paroi intérieure d'un tandour, four en terre chauffé au bois. Le boulanger plaque la pâte d'un geste sûr et la décolle quand elle gonfle et dore. Chaque quartier a son four, et le pain se vend à la pièce dès l'aube.
Sources : Helen Saberi, Afghan Food & Cookery (2000)

Voir aussi