Pâtes romaines à l'huile et au poisson de Christine
Des pâtes longues assaisonnées d'huile d'olive, d'ail, d'herbes et d'un poisson salé émietté, relevées d'un trait de jus de citron. Un plat de tous les jours dans la Rome du XVIIe siècle, à mille lieues des banquets nordiques que la reine avait fuis.
Des pâtes longues assaisonnées d'huile d'olive, d'ail, d'herbes et d'un poisson salé émietté, relevées d'un trait de jus de citron. Un plat de tous les jours dans la Rome du XVIIe siècle, à mille lieues des banquets nordiques que la reine avait fuis.
Depuis que j'ai quitté mon royaume de neige pour la Ville éternelle, je me suis accoutumée à ces pâtes que les Romains accommodent d'huile, d'ail et d'un peu de poisson de garde. Ne me croyez point gourmande : je mange prestement, l'esprit déjà retourné à Platon et à mes manuscrits. Un filet de citron, une pincée d'herbes, et voilà ma table de reine sans couronne — j'ai abdiqué un trône, non le goût de la sobriété.
- •Pâtes longues (vermicelli) — une poignée par convive (base)
- •Huile d'olive — à discrétion (matière grasse, liant)
- •Ail — quelques gousses (aromate)
- •Anchois ou sardines salées — quelques-uns (umami, sel)
- •Persil et menthe — une botte (fraîcheur)
- •Citron — 1 (acidité)
Pâtes romaines à l'huile et au poisson de Christine
Des pâtes longues assaisonnées d'huile d'olive, d'ail, d'herbes et d'un poisson salé émietté, relevées d'un trait de jus de citron. Un plat de tous les jours dans la Rome du XVIIe siècle, à mille lieues des banquets nordiques que la reine avait fuis.
Pourquoi ce plat ? Installée à Rome après son abdication, Christine adopta la cuisine italienne — « poissons, légumes, pâtes » — et la préférait pour sa simplicité, mangeant vite pour retourner à ses livres. Ce plat sans apprêt lui ressemble : nourrissant, sans faste.
Depuis que j'ai quitté mon royaume de neige pour la Ville éternelle, je me suis accoutumée à ces pâtes que les Romains accommodent d'huile, d'ail et d'un peu de poisson de garde. Ne me croyez point gourmande : je mange prestement, l'esprit déjà retourné à Platon et à mes manuscrits. Un filet de citron, une pincée d'herbes, et voilà ma table de reine sans couronne — j'ai abdiqué un trône, non le goût de la sobriété.
Ingrédients (version d’époque)
- Pâtes longues (vermicelli) — une poignée par convive (base)
- Huile d'olive — à discrétion (matière grasse, liant)
- Ail — quelques gousses (aromate)
- Anchois ou sardines salées — quelques-uns (umami, sel)
- Persil et menthe — une botte (fraîcheur)
- Citron — 1 (acidité)
Ingrédients
- Spaghetti — 320 g (base)
- Huile d'olive vierge — 5 c. à soupe (matière grasse)
- Ail — 3 gousses (aromate)
- Filets d'anchois à l'huile — 6 filets (umami, sel)
- Persil plat — 1 petit bouquet (fraîcheur)
- Citron (jus + zeste) — 1 (acidité)
- Poivre noir — au goût (relevé)
Préparation
- Faire cuire les pâtes dans une grande eau salée, al dente.
- Pendant ce temps, faire fondre doucement l'ail émincé dans l'huile d'olive, sans le colorer.
- Ajouter les anchois et les écraser à la fourchette jusqu'à ce qu'ils se dissolvent dans l'huile.
- Égoutter les pâtes en gardant un peu d'eau de cuisson, les jeter dans la poêle, mélanger avec un peu d'eau pour lier.
- Hors du feu, ajouter persil ciselé, zeste et jus de citron, poivre. Servir aussitôt.
Comment on faisait : Dans la Rome du XVIIe siècle, les pâtes séchées étaient déjà un aliment populaire et bon marché. On les assaisonnait simplement d'huile, de fromage, d'épices ou de poisson salé — la tomate, venue d'Amérique, n'entrera dans la cuisine italienne que bien plus tard. Les anchois et sardines conservés au sel apportaient le « salé profond » avant l'usage courant des sauces.
Le twist contemporain : Quelques câpres et une chapelure dorée à l'huile (la « mollica », chapelure du pauvre) pour le croquant, en hommage à la frugalité revendiquée de la reine.
Sources : Bartolomeo Scappi, Opera (1570)
Christine de Suède · Charactorium