Thé au lait mandchou salé
Un thé noir robuste fouetté de lait et d'une pincée de sel, parfois enrichi d'un peu de beurre : la boisson nomade des Mandchous, devenue rituel matinal de cour.
Un thé noir robuste fouetté de lait et d'une pincée de sel, parfois enrichi d'un peu de beurre : la boisson nomade des Mandchous, devenue rituel matinal de cour.
Nous autres Mandchoues n'oublions pas d'où viennent nos pères, par-delà la Grande Muraille. Ce thé-là n'est point sucré comme on l'aime au sud : on le veut salé, brûlant, fouetté de lait jusqu'à ce qu'il mousse. Le matin, avant même que les mémoriaux ne m'attendent, on m'en présente un bol fumant ; il réchauffe le ventre et éclaircit l'esprit pour la longue journée. Goûtez-le sans grimacer — la coutume des steppes vaut bien celle des jardins.
- •Thé noir compressé (brique de thé) — un morceau (base infusée)
- •Lait (de vache) — à parts (rondeur)
- •Sel — une pincée (assaisonnement caractéristique)
- •Beurre clarifié — un peu (facultatif) (richesse des steppes)
Thé au lait mandchou salé
Un thé noir robuste fouetté de lait et d'une pincée de sel, parfois enrichi d'un peu de beurre : la boisson nomade des Mandchous, devenue rituel matinal de cour.
Pourquoi ce plat ? En tant que Mandchoue de la dynastie Qing, Ci'an buvait selon les usages de son peuple le thé au lait, hérité des steppes du nord. Cette boisson chaude et réconfortante ponctuait les matins de la maison impériale, fidèle aux traditions culinaires mandchoues.
Nous autres Mandchoues n'oublions pas d'où viennent nos pères, par-delà la Grande Muraille. Ce thé-là n'est point sucré comme on l'aime au sud : on le veut salé, brûlant, fouetté de lait jusqu'à ce qu'il mousse. Le matin, avant même que les mémoriaux ne m'attendent, on m'en présente un bol fumant ; il réchauffe le ventre et éclaircit l'esprit pour la longue journée. Goûtez-le sans grimacer — la coutume des steppes vaut bien celle des jardins.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir compressé (brique de thé) — un morceau (base infusée)
- Lait (de vache) — à parts (rondeur)
- Sel — une pincée (assaisonnement caractéristique)
- Beurre clarifié — un peu (facultatif) (richesse des steppes)
Ingrédients
- Thé noir corsé (pu'er ou assam) — 2 c. à café (infusion)
- Eau — 250 ml (infusion)
- Lait entier — 200 ml (onctuosité)
- Sel — 1 petite pincée (signature salée)
- Beurre (facultatif) — 1 noisette (richesse)
Préparation
- Infuser le thé noir dans l'eau frémissante 5 min pour obtenir une décoction bien corsée.
- Ajouter le lait et porter doucement à frémissement, sans bouillir fort.
- Saler d'une petite pincée et, si désiré, fondre une noisette de beurre.
- Fouetter ou transvaser d'un récipient à l'autre plusieurs fois pour aérer et faire mousser.
- Servir très chaud dans un bol.
Comment on faisait : Le thé au lait salé descend des traditions des peuples des steppes (mongoles et mandchoues) où l'on compressait le thé en briques pour le transport. À la cour Qing, ces usages du nord cohabitaient avec le raffinement du thé han ; on faisait bouillir thé et lait ensemble plutôt que d'infuser à l'occidentale.
Le twist contemporain : Servir dans un bol à thé en grès brut avec une fine couche de mousse, version « steppe chic ».
Ci'an · Charactorium


