Po cha — thé au beurre salé du Tibet
Un thé noir battu avec du beurre et du sel jusqu'à devenir crémeux et mousseux : moins une 'tisane' qu'un bouillon réconfortant, indispensable contre le froid des hauts plateaux.
Un thé noir battu avec du beurre et du sel jusqu'à devenir crémeux et mousseux : moins une 'tisane' qu'un bouillon réconfortant, indispensable contre le froid des hauts plateaux.
Au Tibet, on ne demande pas si vous voulez du thé — on remplit votre bol, et dès qu'il baisse, on le remplit encore ! Le vrai po cha se bat longuement dans un grand cylindre de bois, le dongmo, jusqu'à ce que le beurre et le thé ne fassent plus qu'un. Il est salé, oui, cela surprend les hôtes étrangers, mais croyez-moi, après une journée dans le vent glacé, ce bol chaud est une bénédiction. Buvez-le lentement, et laissez-le vous réchauffer jusqu'au cœur.
- •Thé noir compressé (brique de thé) — un morceau (infusion corsée)
- •Beurre de yak — une bonne cuillerée (richesse et chaleur)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Eau — un grand chaudron (infusion)
Po cha — thé au beurre salé du Tibet
Un thé noir battu avec du beurre et du sel jusqu'à devenir crémeux et mousseux : moins une 'tisane' qu'un bouillon réconfortant, indispensable contre le froid des hauts plateaux.
Pourquoi ce plat ? Le thé au beurre de yak accompagne chaque heure de la vie tibétaine, des cuisines de Taktser aux salles d'audience de Dharamsala. Le Dalaï-Lama en a bu d'innombrables bols, et il le cite comme la boisson qui réchauffe le corps et la conversation.
Au Tibet, on ne demande pas si vous voulez du thé — on remplit votre bol, et dès qu'il baisse, on le remplit encore ! Le vrai po cha se bat longuement dans un grand cylindre de bois, le dongmo, jusqu'à ce que le beurre et le thé ne fassent plus qu'un. Il est salé, oui, cela surprend les hôtes étrangers, mais croyez-moi, après une journée dans le vent glacé, ce bol chaud est une bénédiction. Buvez-le lentement, et laissez-le vous réchauffer jusqu'au cœur.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir compressé (brique de thé) — un morceau (infusion corsée)
- Beurre de yak — une bonne cuillerée (richesse et chaleur)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Eau — un grand chaudron (infusion)
Ingrédients
- Thé noir fort (type pu-erh ou Assam) — 2 c. à café (base)
- Eau — 500 ml (infusion)
- Beurre (demi-sel ou doux) — 30 g (richesse)
- Lait entier — 100 ml (rondeur (substitut moderne fréquent))
- Sel — 1/2 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Faites bouillir l'eau et infusez le thé noir une dizaine de minutes pour obtenir une infusion très corsée, presque sombre.
- Filtrez le thé et versez-le encore chaud dans un blender (ou un grand bol haut avec un mixeur plongeant).
- Ajoutez le beurre, le lait et le sel.
- Mixez/battez vigoureusement 1 à 2 minutes jusqu'à ce que le mélange soit lisse, mousseux et homogène.
- Servez aussitôt dans des bols, bien chaud.
Comment on faisait : Traditionnellement, le thé arrivait au Tibet en briques compressées, échangé contre des chevaux le long des routes du thé. On le faisait longuement bouillir, puis on le battait au beurre de yak et au sel dans un baratton de bois appelé dongmo. Chaque famille en consommait des dizaines de bols par jour : c'était à la fois boisson, source de gras et de calories, et geste d'hospitalité.
Le twist contemporain : Sans baratton, un simple blender donne une mousse parfaite ; certains adoucissent la version moderne avec un trait de lait pour habituer les palais peu familiers du salé.
Dalaï-Lama · Charactorium