Pain rompu de l'agapè et olives au fenouil
Un pain rond d'épeautre et de froment, à la croûte dorée, accompagné d'olives marinées au fenouil sauvage et à l'huile. Le pain que l'on rompt et que l'on se passe de main en main.
Un pain rond d'épeautre et de froment, à la croûte dorée, accompagné d'olives marinées au fenouil sauvage et à l'huile. Le pain que l'on rompt et que l'on se passe de main en main.
Quand la prière s'achève, nous nous rassemblons, riches et pauvres confondus, et je romps le pain pour que chacun en reçoive sa part. Pétris ta pâte avec soin, laisse-la lever près du foyer le temps qu'il faut, car le pain hâté est un pain manqué. Vois ces olives parfumées au fenouil : elles viennent du marché du Transtévère, et nous les mangeons sans honte tandis que d'autres festoient. Ce n'est pas l'abondance qui réjouit le frère, mais la table partagée dans la paix.
- •Farine d'épeautre et de froment — selon le nombre de convives (base du pain)
- •Levain naturel — un morceau de la veille (fermentation)
- •Eau — selon la pâte (hydratation)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Olives vertes et noires — un plein cratère (accompagnement)
- •Fenouil sauvage et huile d'olive — à parfumer (marinade)
Pain rompu de l'agapè et olives au fenouil
Un pain rond d'épeautre et de froment, à la croûte dorée, accompagné d'olives marinées au fenouil sauvage et à l'huile. Le pain que l'on rompt et que l'on se passe de main en main.
Pourquoi ce plat ? Clément, dans son Épître aux Corinthiens, insiste sur la concorde et l'ordre de la communauté chrétienne. L'agapè, ce repas de partage où l'on rompait le pain ensemble, incarnait cette fraternité. Le pain et les olives, simples et accessibles à tous, en étaient le cœur — inspiré de ce repas communautaire, non du rite eucharistique lui-même.
Quand la prière s'achève, nous nous rassemblons, riches et pauvres confondus, et je romps le pain pour que chacun en reçoive sa part. Pétris ta pâte avec soin, laisse-la lever près du foyer le temps qu'il faut, car le pain hâté est un pain manqué. Vois ces olives parfumées au fenouil : elles viennent du marché du Transtévère, et nous les mangeons sans honte tandis que d'autres festoient. Ce n'est pas l'abondance qui réjouit le frère, mais la table partagée dans la paix.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'épeautre et de froment — selon le nombre de convives (base du pain)
- Levain naturel — un morceau de la veille (fermentation)
- Eau — selon la pâte (hydratation)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Olives vertes et noires — un plein cratère (accompagnement)
- Fenouil sauvage et huile d'olive — à parfumer (marinade)
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 250 g (base du pain)
- Farine de blé T80 — 250 g (base du pain)
- Levain naturel actif — 100 g (fermentation)
- Eau tiède — 320 ml (hydratation)
- Sel — 9 g (assaisonnement)
- Olives mélangées (vertes et noires) — 250 g (accompagnement)
- Graines de fenouil — 1 c. à café (parfum de la marinade)
- Huile d'olive — 4 c. à soupe (marinade)
- Zeste de citron — 1/2 (parfum (optionnel))
Préparation
- Mélanger les farines, le levain, l'eau et le sel ; pétrir jusqu'à obtenir une pâte souple.
- Laisser lever 3 à 4 h à température ambiante, avec quelques rabats, jusqu'à ce qu'elle double.
- Façonner une boule, laisser pousser encore 1 h, puis grigner une croix sur le dessus.
- Cuire 40 min à 230 °C avec un récipient d'eau dans le four pour la buée, jusqu'à belle croûte dorée.
- Mariner les olives avec les graines de fenouil légèrement écrasées, l'huile et le zeste ; laisser parfumer quelques heures.
- Servir le pain entier, à rompre à la main, avec le bol d'olives au centre de la table.
Comment on faisait : Le pain au levain, cuit dans des fours communautaires ou achetés chez le pistor (boulanger), était l'aliment central de Rome. Les olives, conservées en saumure ou marinées aux herbes, accompagnaient tous les repas. Chez les premiers chrétiens, le repas fraternel (agapè) précédait ou suivait la célébration et matérialisait l'égalité voulue dans la communauté.
Le twist contemporain : Présenter le pain sur une planche de bois brut avec les olives dans une petite coupe en terre, et inviter chacun à le rompre de ses mains plutôt que de le trancher — le geste fait le partage.
Sources : Clément de Rome, Épître aux Corinthiens · Apicius, De re coquinaria
Clément de Rome · Charactorium




