Pain de fête au miel, aux noix et aux fruits secs
Un pain dense et moelleux, sucré au miel, garni de noix et de fruits secs (figues, raisins), parfumé d'épices de commerce. Une douceur d'évocation pour figurer la part sucrée de la table royale franque, à l'époque où le miel était le seul vrai sucrant.
Un pain dense et moelleux, sucré au miel, garni de noix et de fruits secs (figues, raisins), parfumé d'épices de commerce. Une douceur d'évocation pour figurer la part sucrée de la table royale franque, à l'époque où le miel était le seul vrai sucrant.
Le grand repas s'achève, les coupes se vident, et voici ce que j'aime offrir pour finir : un pain pétri de miel, semé de noix de nos arbres et de fruits que les marchands rapportent du Midi. Le jour de mon baptême à Reims, l'évêque Remi parlait de douceur et de lumière — eh bien, le miel, c'est la douceur que Dieu a mise dans nos forêts. Romps-en un morceau, mâche-le lentement : un roi sait qu'après le fer et le feu, il faut aussi un peu de miel sur la langue.
- •Farine d'épeautre — ce qu'il faut (base du pain)
- •Miel — généreusement (sucrant, moelleux)
- •Noix — une poignée (garniture)
- •Figues sèches et raisins secs — une poignée (fruits sucrés)
- •Œufs — quelques-uns (liant)
- •Cannelle, anis (épices de commerce) — un soupçon (parfum)
Pain de fête au miel, aux noix et aux fruits secs
Un pain dense et moelleux, sucré au miel, garni de noix et de fruits secs (figues, raisins), parfumé d'épices de commerce. Une douceur d'évocation pour figurer la part sucrée de la table royale franque, à l'époque où le miel était le seul vrai sucrant.
Pourquoi ce plat ? On ne connaît pas de pâtisserie attestée à la table de Clovis, mais le miel, les noix et les fruits secs y abondaient. Évoquer la douceur qui clôt un banquet de victoire ou la veillée d'une fête chrétienne — peut-être autour du baptême de Reims en 496 — c'est imaginer le sucré tel que la cour franque pouvait le connaître, sans sucre de canne ni cacao.
Le grand repas s'achève, les coupes se vident, et voici ce que j'aime offrir pour finir : un pain pétri de miel, semé de noix de nos arbres et de fruits que les marchands rapportent du Midi. Le jour de mon baptême à Reims, l'évêque Remi parlait de douceur et de lumière — eh bien, le miel, c'est la douceur que Dieu a mise dans nos forêts. Romps-en un morceau, mâche-le lentement : un roi sait qu'après le fer et le feu, il faut aussi un peu de miel sur la langue.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'épeautre — ce qu'il faut (base du pain)
- Miel — généreusement (sucrant, moelleux)
- Noix — une poignée (garniture)
- Figues sèches et raisins secs — une poignée (fruits sucrés)
- Œufs — quelques-uns (liant)
- Cannelle, anis (épices de commerce) — un soupçon (parfum)
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 300 g (base)
- Miel — 150 g (sucrant)
- Œufs — 2 (liant)
- Beurre fondu ou huile — 60 g (moelleux)
- Noix concassées — 80 g (garniture)
- Figues sèches et raisins secs — 100 g (fruits)
- Cannelle + anis moulu — 1 c. à café (épices)
- Levure chimique — 1 sachet (levée (raccourci moderne))
Préparation
- Battre les œufs avec le miel et le beurre fondu jusqu'à un mélange lisse.
- Incorporer la farine d'épeautre, les épices et la levure pour obtenir une pâte épaisse.
- Ajouter les noix, les figues coupées et les raisins secs, mélanger sans trop travailler.
- Verser dans un moule chemisé et cuire à 170 °C environ 40 min (la lame doit ressortir propre).
- Laisser tiédir, badigeonner d'un peu de miel pour faire briller la croûte, et servir en tranches épaisses.
Comment on faisait : Avant l'arrivée du sucre de canne en Europe (généralisé bien plus tard), le miel était le seul sucrant disponible, et la frontière entre pain et pâtisserie n'existait pas comme aujourd'hui. Les pains enrichis de miel, de fruits secs et de noix sont les ancêtres des pains d'épices et gâteaux de fête médiévaux. Cette recette est une évocation : aucun document ne décrit précisément les douceurs de la cour de Clovis, mais ses ingrédients étaient bel et bien disponibles.
Le twist contemporain : Présentez-le en pain rond entaillé d'une croix dorée au miel, clin d'œil au baptême de Reims, et servez avec un fromage frais nappé de miel.
Sources : Bruno Laurioux, Le Moyen Âge à table · Massimo Montanari, La faim et l'abondance
Clovis · Charactorium