Confiture de coings du verger
Une confiture ambrée et parfumée, obtenue en cuisant longuement le coing avec son poids de sucre. Le fruit, immangeable cru, devient une pâte translucide aux reflets rosés, à tartiner tout l'hiver.
Une confiture ambrée et parfumée, obtenue en cuisant longuement le coing avec son poids de sucre. Le fruit, immangeable cru, devient une pâte translucide aux reflets rosés, à tartiner tout l'hiver.
Le coing, on ne peut pas le croquer : il faut le dompter, lentement, avec du sucre et de la patience. Les sœurs en remplissaient des pots qu'on alignait pour l'hiver — rien ne se perdait. C'était laid, ces fruits bosselés, et pourtant cela donnait cette gelée couleur d'ambre, presque rose. Voilà une leçon que je n'ai jamais oubliée : ce qui paraît rude peut devenir le plus raffiné, à condition d'y mettre le temps.
- •Coings mûrs — plusieurs (fruit)
- •Sucre — autant que de fruit (conservation et liant)
- •Eau — selon (cuisson)
- •Zeste de citron — un peu (acidité, parfum)
Confiture de coings du verger
Une confiture ambrée et parfumée, obtenue en cuisant longuement le coing avec son poids de sucre. Le fruit, immangeable cru, devient une pâte translucide aux reflets rosés, à tartiner tout l'hiver.
Pourquoi ce plat ? À l'abbaye d'Aubazine où Gabrielle fut élevée, les religieuses cultivaient et conservaient les fruits du verger pour passer l'hiver. La confiture de coings — fruit âpre que le sucre et le temps transforment — évoque cette économie monastique, austère et patiente, qui a marqué l'enfance de Chanel.
Le coing, on ne peut pas le croquer : il faut le dompter, lentement, avec du sucre et de la patience. Les sœurs en remplissaient des pots qu'on alignait pour l'hiver — rien ne se perdait. C'était laid, ces fruits bosselés, et pourtant cela donnait cette gelée couleur d'ambre, presque rose. Voilà une leçon que je n'ai jamais oubliée : ce qui paraît rude peut devenir le plus raffiné, à condition d'y mettre le temps.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings mûrs — plusieurs (fruit)
- Sucre — autant que de fruit (conservation et liant)
- Eau — selon (cuisson)
- Zeste de citron — un peu (acidité, parfum)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (pesés épluchés) (fruit)
- Sucre — 800 g (conservation)
- Jus de citron — 1 citron (acidité, prise)
- Eau — 25 cl (cuisson initiale)
Préparation
- Éplucher et épépiner les coings, les couper en dés (gardez pépins et peaux dans une mousseline : ils sont riches en pectine).
- Cuire les dés 20 min dans l'eau avec la mousseline, jusqu'à ce qu'ils s'attendrissent.
- Retirer la mousseline, ajouter le sucre et le jus de citron, puis cuire à feu moyen 30 à 40 min en remuant.
- La confiture est prête quand une goutte fige sur une assiette froide ; la couleur vire à l'ambre rosé.
- Verser bouillante dans des pots ébouillantés, fermer et retourner jusqu'à refroidissement.
Comment on faisait : Le coing, trop dur et trop âpre pour être mangé cru, était l'un des fruits de garde par excellence. Sa richesse naturelle en pectine en faisait la base des gelées et des « cotignacs » médiévaux, et les couvents en produisaient pour tenir l'hiver et offrir aux visiteurs.
Le twist contemporain : Présentez le pot avec une étiquette manuscrite noir sur blanc et un simple ruban : le luxe discret du fait-maison.
Coco Chanel · Charactorium