La carte de Alexandre Auguste Ledru-Rollin
Le plat de famille (service du milieu de semaine)

Le bœuf bouilli pot-au-feu de l'avocat

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile3 h 30

Une pièce de bœuf longuement pochée avec ses légumes-racines : le bouillon se boit en premier sur des tranches de pain, puis la viande se mange avec les légumes, le gros sel et les cornichons. Économique, nourrissant, c'est le pilier de la table familiale.

Le plat de famille (service du milieu de semaine)

Une pièce de bœuf longuement pochée avec ses légumes-racines : le bouillon se boit en premier sur des tranches de pain, puis la viande se mange avec les légumes, le gros sel et les cornichons. Économique, nourrissant, c'est le pilier de la table familiale.

Voyez-vous, citoyen, quand je rentrais des assises, fourbu d'avoir plaidé, c'est ce pot-au-feu qui m'attendait sur le coin du fourneau. On commence par humer le bouillon, bien chaud, versé sur une croûte de pain rassis — voilà qui vous remet un homme d'aplomb. La viande, on la veut fondante, prise au gros sel et au cornichon. C'est le plat du peuple autant que du bourgeois, et c'est bien pour cela que je l'aime : il ne fait point de différence entre les hommes.
Alexandre Auguste Ledru-Rollin
Ingrédients
  • Gîte ou paleron de bœufune belle pièce (viande à pocher)
  • Os à moellequelques-uns (richesse du bouillon)
  • Poireaux, navets, carottesselon la saison (légumes du bouillon)
  • Oignon piqué de clou de girofleun (aromate)
  • Gros sel, pain rassisà discrétion (assaisonnement et support)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le pot-au-feu mijotait sur le potager (fourneau à charbon de bois) toute la matinée. On le « rallongeait » plusieurs jours : le bouillon servait de base aux potages, la viande froide se mangeait le lendemain en salade. C'était le symbole de la table économe et régulière des familles parisiennes.
Sources : Jean-Baptiste Reboul et la tradition du pot-au-feu bourgeois ; Alexandre Dumas, Grand Dictionnaire de cuisine (1873)