La carte de Coyolxauhqui
Galette-socle du tlacualli quotidien

Tlaxcalli au molli vert de tomatl

QuotidienDocumentée🌶️ 🍋moyen45 min

Une galette de maïs nixtamalisé, souple et chaude, que l'on plie pour saisir une sauce verte de petites tomatilles et de chīlli, vive et acidulée. Le repas de chaque matin sous le ciel de Tenochtitlan.

Galette-socle du tlacualli quotidien

Une galette de maïs nixtamalisé, souple et chaude, que l'on plie pour saisir une sauce verte de petites tomatilles et de chīlli, vive et acidulée. Le repas de chaque matin sous le ciel de Tenochtitlan.

Mortel, regarde cette galette ronde et claire dans ta main : c'est mon visage que ton peuple pétrit chaque aube. On fait gonfler la chaux dans l'eau, on y noie le grain de maïs jusqu'à ce qu'il s'attendrisse, puis on le broie sur la pierre noire jusqu'à obtenir une pâte douce comme la chair. Tu l'aplatis entre tes paumes, tu la poses sur le comalli brûlant, et tu la replies sur la sauce verte qui pique et qui mord. Mange-la chaude — froide, elle perd l'âme que le feu lui a donnée.
Coyolxauhqui
Ingrédients
  • Grain de maïsdeux poignées (base de la pâte)
  • Chaux vive (tenextli)une pincée dans l'eau de cuisson (nixtamalisation, attendrit le grain)
  • Tomatilles (tomatl)une bonne poignée (sauce acidulée)
  • Chīlli vert fraisselon le courage (piquant)
  • Épazotequelques feuilles (herbe parfumée)
  • Sel de lacune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : La nixtamalisation — cuire le maïs avec de la cendre ou de la chaux — est une invention mésoaméricaine géniale : elle libère les nutriments du grain et permet de le moudre en pâte. Sur le comalli d'argile, les femmes cuisaient des dizaines de tlaxcalli par jour, base absolue de l'alimentation mexica décrite par Sahagún.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence) · Sophie D. Coe, America's First Cuisines, University of Texas Press, 1994

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