Wahaŋpi — bouillon de bison aux timpsila
Un bouillon profond de viande de bison mijotée longuement avec le timpsila, le navet sauvage des Plaines que les femmes déterraient et tressaient pour le faire sécher. Simple, nourrissant, c'est le repas de tous les jours.
Un bouillon profond de viande de bison mijotée longuement avec le timpsila, le navet sauvage des Plaines que les femmes déterraient et tressaient pour le faire sécher. Simple, nourrissant, c'est le repas de tous les jours.
Écoute, toi qui viens de loin. La pté, la femelle bison, nous donne tout — sa chair, sa graisse, ses os pleins de moelle. Ma mère creusait la terre avec un bâton pointu pour en tirer le timpsila, puis elle tressait les racines pour l'hiver. On laissait la marmite parler doucement au-dessus du feu, longtemps, sans se presser. Quand un enfant avait faim, on le servait avant le guerrier : un homme qui mange pendant que le petit pleure n'est pas un homme.
- •Viande de bison (épaule, jarret) — une bonne part (base, protéine)
- •Timpsila (navet des prairies séché) — une poignée de racines (féculent, liant)
- •Moelle d'os de bison — selon les os (richesse, gras)
- •Oignon sauvage des Plaines — quelques bulbes (aromate)
- •Eau de source — de quoi couvrir (bouillon)
Wahaŋpi — bouillon de bison aux timpsila
Un bouillon profond de viande de bison mijotée longuement avec le timpsila, le navet sauvage des Plaines que les femmes déterraient et tressaient pour le faire sécher. Simple, nourrissant, c'est le repas de tous les jours.
Pourquoi ce plat ? Quand le campement oglala suivait le troupeau dans les vallées de la Rosebud et de la Powder, c'est ce bouillon de bison et de navet des prairies qui réchauffait les guerriers au retour de la chasse. Crazy Horse, réputé pour donner sa part aux affamés, mangeait sobrement de cette marmite commune.
Écoute, toi qui viens de loin. La pté, la femelle bison, nous donne tout — sa chair, sa graisse, ses os pleins de moelle. Ma mère creusait la terre avec un bâton pointu pour en tirer le timpsila, puis elle tressait les racines pour l'hiver. On laissait la marmite parler doucement au-dessus du feu, longtemps, sans se presser. Quand un enfant avait faim, on le servait avant le guerrier : un homme qui mange pendant que le petit pleure n'est pas un homme.
Ingrédients (version d’époque)
- Viande de bison (épaule, jarret) — une bonne part (base, protéine)
- Timpsila (navet des prairies séché) — une poignée de racines (féculent, liant)
- Moelle d'os de bison — selon les os (richesse, gras)
- Oignon sauvage des Plaines — quelques bulbes (aromate)
- Eau de source — de quoi couvrir (bouillon)
Ingrédients
- Bison à braiser (paleron ou jarret) — 600 g (base, protéine)
- Navet (à défaut de timpsila) — 3 petits navets (féculent, liant)
- Os à moelle de bœuf ou bison — 2 tronçons (richesse, gras)
- Petits oignons ou cébettes — 4 (aromate)
- Eau — 1,5 L (bouillon)
- Sel — à goûter (assaisonnement)
Préparation
- Couper le bison en gros cubes et le mettre dans une grande marmite avec les os à moelle.
- Couvrir d'eau froide, porter à frémissement et écumer.
- Ajouter les navets coupés et les oignons, laisser mijoter à couvert 2 à 3 heures jusqu'à ce que la viande se défasse.
- Saler en fin de cuisson, récupérer la moelle des os et l'incorporer au bouillon pour le lier.
- Servir bien chaud dans des bols, viande et bouillon ensemble.
Comment on faisait : On cuisait autrefois dans une poche de cuir de bison ou une panse suspendue, en y jetant des pierres chauffées au feu pour faire bouillir l'eau (stone boiling), avant que les marmites de fonte n'arrivent par le commerce. Le timpsila était une ressource vitale, déterrée au printemps et séchée pour traverser l'hiver.
Le twist contemporain : Servir dans un bol en terre cuite avec un os à moelle dressé debout au centre, et une pincée d'oignon sauvage ciselé sur le dessus.
Sources : Standing Bear, L., 'My People the Sioux' (1928) · Kindscher, K., 'Edible Wild Plants of the Prairie' (1987)
Crazy Horse · Charactorium




