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Palathè — pain de figues pressées du Pactole
Pourquoi ce plat ? La Lydie regorgeait de figuiers, et la figue séchée puis pressée (palathè) était la réserve sucrée qu'on emportait en campagne ou qu'on gardait pour la mauvaise saison. Pour un roi dont les messagers couraient jusqu'à Delphes et dont les armées marchaient vers l'Halys, c'était la douceur du chemin.
Des figues séchées broyées avec des noix et un soupçon de miel, pressées en galette dense qui se tranche. Concentré d'énergie et de soleil, il se conserve longtemps et voyage sans se gâter.
Quand mes hérauts partaient interroger l'oracle, ou que mes troupes longeaient l'Halys vers le royaume de Cyrus, je voulais qu'ils portent un peu de la douceur de mon pays. On prend les figues mûries au soleil de Lydie, on les broie avec des noix, on lie d'un filet de miel et l'on presse en pain. Une bouchée tient un homme debout une demi-journée. Garde-le, étranger : la route est longue, et nul ne sait quand la fortune tourne.
- •Figues séchées — une grande mesure (base sucrée)
- •Noix (ou amandes) — une poignée (matière, croquant)
- •Miel — un filet (liant, conservation)
- •Graines de sésame — pour rouler (enrobage)
- •Feuilles de figuier ou de laurier — pour envelopper (conservation, parfum)
Palathè — pain de figues pressées du Pactole
Des figues séchées broyées avec des noix et un soupçon de miel, pressées en galette dense qui se tranche. Concentré d'énergie et de soleil, il se conserve longtemps et voyage sans se gâter.
Pourquoi ce plat ? La Lydie regorgeait de figuiers, et la figue séchée puis pressée (palathè) était la réserve sucrée qu'on emportait en campagne ou qu'on gardait pour la mauvaise saison. Pour un roi dont les messagers couraient jusqu'à Delphes et dont les armées marchaient vers l'Halys, c'était la douceur du chemin.
Quand mes hérauts partaient interroger l'oracle, ou que mes troupes longeaient l'Halys vers le royaume de Cyrus, je voulais qu'ils portent un peu de la douceur de mon pays. On prend les figues mûries au soleil de Lydie, on les broie avec des noix, on lie d'un filet de miel et l'on presse en pain. Une bouchée tient un homme debout une demi-journée. Garde-le, étranger : la route est longue, et nul ne sait quand la fortune tourne.
Ingrédients (version d’époque)
- Figues séchées — une grande mesure (base sucrée)
- Noix (ou amandes) — une poignée (matière, croquant)
- Miel — un filet (liant, conservation)
- Graines de sésame — pour rouler (enrobage)
- Feuilles de figuier ou de laurier — pour envelopper (conservation, parfum)
Ingrédients
- Figues séchées moelleuses — 300 g (base)
- Cerneaux de noix — 80 g (texture)
- Miel — 1 c. à soupe (liant)
- Graines de sésame — 3 c. à soupe (enrobage)
- Thym séché (facultatif) — 1 pincée (parfum)
Préparation
- Retirer les queues des figues et les hacher grossièrement.
- Mixer figues et noix par à-coups pour obtenir une pâte épaisse et collante (ajouter le miel et le thym).
- Verser la pâte dans un cadre ou sur une feuille, presser fermement en galette d'environ 2 cm.
- Rouler la galette dans les graines de sésame pour l'enrober.
- Laisser sécher à l'air quelques heures, puis trancher. Se conserve plusieurs jours enveloppé dans un linge.
Comment on faisait : La palathè (παλάθη) désignait une masse de fruits séchés — figues surtout — pressée en pain ou en gâteau plat. C'était une conserve courante en Méditerranée antique : transportable, énergétique, résistante. On l'aromatisait parfois de graines de sésame ou de miel et on l'enveloppait de feuilles.
Le twist contemporain : Coupé en cubes roulés au sésame, c'est un « energy ball » d'il y a 2 600 ans, parfait en rando ou avec un fromage affiné.
Sources : Athénée de Naucratis, Deipnosophistes (mentions des palathai et fruits pressés) · Andrew Dalby, Food in the Ancient World from A to Z (entrée « figs / palathē »)
Crésus de Lydie · Charactorium





