Mid — hydromel d'honneur servi à la corne
Un hydromel doré obtenu par la fermentation du miel dans l'eau, parfumé d'herbes sauvages. Doux, légèrement pétillant et enivrant — la boisson noble par excellence.
Un hydromel doré obtenu par la fermentation du miel dans l'eau, parfumé d'herbes sauvages. Doux, légèrement pétillant et enivrant — la boisson noble par excellence.
Tends ta corne, et qu'on la remplisse jusqu'au bord ! Le mid, c'est le miel changé en feu doux par le temps et l'eau de source. On le laisse travailler tout seul, lune après lune, jusqu'à ce qu'il chante quand on le verse. Au festin de Conchobar, j'en ai bu de pleines cornes avec mes frères d'armes — car un héros qui ne sait pas festoyer ne sait pas davantage se battre. À ta santé, et longue gloire !
- •Miel sauvage — un tiers du volume d'eau (sucre fermentescible)
- •Eau de source — le reste (base)
- •Herbes sauvages (bruyère, sureau) — une poignée (parfum)
Mid — hydromel d'honneur servi à la corne
Un hydromel doré obtenu par la fermentation du miel dans l'eau, parfumé d'herbes sauvages. Doux, légèrement pétillant et enivrant — la boisson noble par excellence.
Pourquoi ce plat ? Au banquet d'Emain Macha, c'est l'hydromel (mid) qui scelle l'honneur et la fraternité guerrière. On le buvait à la corne, et la boisson coulait à flots dans les récits du Cycle d'Ulster où Cúchulainn festoie auprès du roi Conchobar. La boisson des dieux et des héros.
Tends ta corne, et qu'on la remplisse jusqu'au bord ! Le mid, c'est le miel changé en feu doux par le temps et l'eau de source. On le laisse travailler tout seul, lune après lune, jusqu'à ce qu'il chante quand on le verse. Au festin de Conchobar, j'en ai bu de pleines cornes avec mes frères d'armes — car un héros qui ne sait pas festoyer ne sait pas davantage se battre. À ta santé, et longue gloire !
Ingrédients (version d’époque)
- Miel sauvage — un tiers du volume d'eau (sucre fermentescible)
- Eau de source — le reste (base)
- Herbes sauvages (bruyère, sureau) — une poignée (parfum)
Ingrédients
- Miel — 1 kg (sucre à fermenter)
- Eau de source — 3 litres (base)
- Levure (à hydromel ou de boulanger à défaut) — 1 sachet (déclenche la fermentation)
- Fleurs de sureau ou bruyère séchée — 1 petite poignée (arôme)
Préparation
- Faire tiédir l'eau (non bouillante) et y dissoudre entièrement le miel.
- Laisser refroidir à température ambiante, ajouter les herbes et la levure.
- Verser dans une bonbonne munie d'un barboteur (ou un bocal couvert d'un linge).
- Laisser fermenter 3 à 6 semaines à l'abri de la lumière, jusqu'à ce que les bulles cessent.
- Filtrer, mettre en bouteille et laisser mûrir quelques semaines avant de servir frais, à la corne si tu en as une.
Comment on faisait : L'hydromel (mid en vieil irlandais) est la plus ancienne boisson fermentée connue, omniprésente dans les sociétés celtes où la salle de festin était parfois nommée d'après lui. À côté, on brassait aussi une bière d'orge (cuirm). On buvait dans des cornes ou des coupes de bois, et l'ordre de service marquait le rang de chacun.
Le twist contemporain : Version sans alcool pour la table familiale : eau pétillante, miel et infusion froide de sureau, servie dans une corne à boire moderne.
Sources : Fled Bricrenn (Le Festin de Bricriu), Cycle d'Ulster · Regina Sexton, A Little History of Irish Food, 1998
Cúchulainn · Charactorium