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Mulsum à la résine de pin, le vin doux de la Mère
Pourquoi ce plat ? Le pin est l'arbre de Cybèle : c'est sous lui qu'Attis, son aimé, fut transformé, et un pin coupé était porté en procession lors de ses fêtes. Adoucir le vin de miel d'un soupçon de résine de pin, comme le faisaient les Anciens, c'est offrir à la déesse la saveur même de son arbre sacré.
Un vin chaud et doux, miellé puis parfumé d'une infime touche de résine de pin et d'aiguilles, servi tiède. Sucré en bouche, avec une amertume résineuse et balsamique en finale. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Verse d'abord pour moi, mortel, avant de boire toi-même : telle est la règle de la Mère. Prends le vin de tes vignes, marie-le au miel comme on apaise une chose sauvage, et laisse-y tomber un éclat de résine de mon pin — celui sous lequel pleure encore Attis. Réchauffe doucement, sans jamais faire bouillir, car la fureur du feu m'est étrangère. Quand l'arôme du pin monte vers le ciel, la libation est prête : la première coupe est mienne, la seconde est tienne.
- •Vin doux — une cruche (base)
- •Miel — à volonté (douceur (mulsum))
- •Résine de pin (mastic / aiguilles) — une très petite touche (parfum sacré)
Mulsum à la résine de pin, le vin doux de la Mère
Un vin chaud et doux, miellé puis parfumé d'une infime touche de résine de pin et d'aiguilles, servi tiède. Sucré en bouche, avec une amertume résineuse et balsamique en finale. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Pourquoi ce plat ? Le pin est l'arbre de Cybèle : c'est sous lui qu'Attis, son aimé, fut transformé, et un pin coupé était porté en procession lors de ses fêtes. Adoucir le vin de miel d'un soupçon de résine de pin, comme le faisaient les Anciens, c'est offrir à la déesse la saveur même de son arbre sacré.
Verse d'abord pour moi, mortel, avant de boire toi-même : telle est la règle de la Mère. Prends le vin de tes vignes, marie-le au miel comme on apaise une chose sauvage, et laisse-y tomber un éclat de résine de mon pin — celui sous lequel pleure encore Attis. Réchauffe doucement, sans jamais faire bouillir, car la fureur du feu m'est étrangère. Quand l'arôme du pin monte vers le ciel, la libation est prête : la première coupe est mienne, la seconde est tienne.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin doux — une cruche (base)
- Miel — à volonté (douceur (mulsum))
- Résine de pin (mastic / aiguilles) — une très petite touche (parfum sacré)
Ingrédients
- Vin rouge doux (ou jus de raisin pour version sans alcool) — 75 cl (base)
- Miel — 4 à 5 cuillères à soupe (douceur)
- Aiguilles de pin comestibles (ou 1 pincée de mastic de Chios) — 1 petite branche / 1 pincée (arôme résineux)
- Pignons de pin — 1 cuillère à soupe (garniture et rappel du pin)
Préparation
- Faire chauffer le vin (ou le jus de raisin) à feu doux, sans le faire bouillir.
- Dissoudre le miel dedans en remuant.
- Ajouter la branche d'aiguilles de pin (ou la pincée de mastic) et laisser infuser 5 minutes hors du feu.
- Filtrer pour retirer les aiguilles. Goûter : l'arôme de pin doit rester discret.
- Servir tiède, en parsemant quelques pignons grillés à la surface.
Comment on faisait : Les Romains buvaient couramment du mulsum, vin coupé de miel, en début de repas, et résinaient volontiers leurs vins pour les conserver et les parfumer — ancêtre du retsina grec. Associer cette boisson au pin sacré de Cybèle relève d'une reconstitution plausible plutôt que d'une recette attestée mot pour mot.
Le twist contemporain : Servi dans des coupes basses avec un pignon flottant et une fine aiguille de pin posée dessus, c'est un « hydromel-pin » de soirée à thème antique.
Sources : Apicius, De re coquinaria, I (préparations de vins aromatisés et mulsum) · Catulle, poème 63 (Attis et le culte de Cybèle, symbolique du pin)
Cybèle · Charactorium





