retournerLa daube de bœuf salé au vin de France (table de l'amiral)
La daube de bœuf salé au vin de France (table de l'amiral)
Pourquoi ce plat ? Officier de haut rang et Provençal, d'Entrecasteaux tenait à sa table d'amiral, mieux fournie que la gamelle commune : du bœuf tiré de la saumure, longuement braisé au vin embarqué de France, à la manière des daubes de son Aix natal.
Un bœuf longuement dessalé puis braisé à feu doux dans le vin, avec oignons, ail, herbes et un zeste d'orange — une daube provençale adaptée aux contraintes du bord, fondante et parfumée, servie les jours qui comptent.
Né en Provence, je n'ai jamais perdu le goût de la daube de mon pays, fût-ce au bout du monde. On dessale d'abord le bœuf du tonneau dans plusieurs eaux, puis on le couche dans une marmite avec des oignons, de l'ail, un bouquet d'herbes, un zeste d'orange et le vin que nous avons embarqué de France. On laisse aller à petit feu des heures durant, jusqu'à ce que la viande cède sous la cuillère. À ma table, c'était jour de fête ; et croyez-moi, par calme plat sous les tropiques, un tel plat valait toutes les médailles du Roi.
- •Bœuf salé de tonneau — une belle pièce (viande de conserve, base)
- •Vin rouge de France — à couvrir (braisage, parfum)
- •Oignons et ail — plusieurs (aromates)
- •Bouquet d'herbes (thym, laurier) — un (parfum provençal)
- •Zeste d'orange séché — un morceau (signature de la daube)
- •Poivre, clou de girofle — un peu (épices)
La daube de bœuf salé au vin de France (table de l'amiral)
Un bœuf longuement dessalé puis braisé à feu doux dans le vin, avec oignons, ail, herbes et un zeste d'orange — une daube provençale adaptée aux contraintes du bord, fondante et parfumée, servie les jours qui comptent.
Pourquoi ce plat ? Officier de haut rang et Provençal, d'Entrecasteaux tenait à sa table d'amiral, mieux fournie que la gamelle commune : du bœuf tiré de la saumure, longuement braisé au vin embarqué de France, à la manière des daubes de son Aix natal.
Né en Provence, je n'ai jamais perdu le goût de la daube de mon pays, fût-ce au bout du monde. On dessale d'abord le bœuf du tonneau dans plusieurs eaux, puis on le couche dans une marmite avec des oignons, de l'ail, un bouquet d'herbes, un zeste d'orange et le vin que nous avons embarqué de France. On laisse aller à petit feu des heures durant, jusqu'à ce que la viande cède sous la cuillère. À ma table, c'était jour de fête ; et croyez-moi, par calme plat sous les tropiques, un tel plat valait toutes les médailles du Roi.
Ingrédients (version d’époque)
- Bœuf salé de tonneau — une belle pièce (viande de conserve, base)
- Vin rouge de France — à couvrir (braisage, parfum)
- Oignons et ail — plusieurs (aromates)
- Bouquet d'herbes (thym, laurier) — un (parfum provençal)
- Zeste d'orange séché — un morceau (signature de la daube)
- Poivre, clou de girofle — un peu (épices)
Ingrédients
- Bœuf à braiser (paleron, joue) — 1 kg (viande)
- Vin rouge corsé — 75 cl (braisage)
- Oignons — 2 (aromate)
- Ail — 4 gousses (aromate)
- Carottes — 3 (douceur)
- Bouquet garni (thym, laurier) — 1 (parfum)
- Zeste d'orange (non traité) — 1 large lanière (touche provençale)
- Clous de girofle, poivre — 2 clous + au goût (épices)
- Sel — avec modération (la viande remplace le bœuf salé) (assaisonnement)
Préparation
- La veille, faites mariner le bœuf coupé en gros cubes dans le vin avec oignons, ail, herbes, zeste et épices.
- Le lendemain, égouttez la viande (gardez la marinade) et faites-la colorer dans une cocotte.
- Ajoutez les légumes, puis versez la marinade filtrée jusqu'à couvrir.
- Portez à frémissement, couvrez et laissez braiser à feu très doux 3 h à 3 h 30, jusqu'à ce que la viande soit fondante.
- Rectifiez l'assaisonnement (attention au sel), retirez le zeste et le bouquet.
- Servez bien chaud, accompagné de pois ou de pain pour saucer.
Comment on faisait : Le bœuf et le lard de la marine venaient salés en tonneaux ; on les dessalait longuement avant cuisson. La table des officiers, et a fortiori celle de l'amiral, bénéficiait de meilleures rations, de vin et d'épices. Reconstituer une daube provençale à bord est plausible : d'Entrecasteaux était originaire d'Aix-en-Provence, et la daube au vin et au zeste d'orange est un plat emblématique de cette cuisine. Le détail exact des menus de sa table n'est toutefois pas documenté.
Le twist contemporain : Dressez la daube dans une assiette creuse avec une lanière d'orange confite et un brin de thym frais ; nommez-la « daube des Antipodes ».
Sources : Tradition culinaire provençale (daube à l'aixoise) · Christian Buchet, La mer, le monde et les hommes
d'Entrecasteaux · Charactorium





