Kacha de sarrasin (gretchnevaya kacha)
Des grains de sarrasin grillés, gonflés à l'eau puis fondus dans le beurre : une bouillie rustique, noisettée et nourrissante. Elle se mange chaude au beurre, tiède en voyage, et accompagne tout plat de résistance.
Des grains de sarrasin grillés, gonflés à l'eau puis fondus dans le beurre : une bouillie rustique, noisettée et nourrissante. Elle se mange chaude au beurre, tiède en voyage, et accompagne tout plat de résistance.
Quand on nous a évacués de Leningrad vers Kouïbychev, en pleine guerre, c'est la kacha de sarrasin qui nous a tenus debout. Elle se cuit avec presque rien, se garde, se réchauffe, se mange tiède jusque dans le wagon. J'ai terminé là-bas ma Septième Symphonie, l'estomac calé par cette bouillie sans prétention. Ne la méprisez surtout pas : elle a nourri des armées entières — et quelques musiciens.
- •Sarrasin (gretchka) — un bol (céréale de base)
- •Eau ou bouillon — deux fois le volume (cuisson)
- •Beurre — une bonne noix (richesse, liant)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Oignon (en variante) — un, fondu (arôme)
Kacha de sarrasin (gretchnevaya kacha)
Des grains de sarrasin grillés, gonflés à l'eau puis fondus dans le beurre : une bouillie rustique, noisettée et nourrissante. Elle se mange chaude au beurre, tiède en voyage, et accompagne tout plat de résistance.
Pourquoi ce plat ? Évacué de Leningrad assiégée vers Kouïbychev en 1941, c'est avec cette bouillie modeste, qui se garde et se réchauffe, qu'il acheva sa Septième Symphonie « Leningrad ».
Quand on nous a évacués de Leningrad vers Kouïbychev, en pleine guerre, c'est la kacha de sarrasin qui nous a tenus debout. Elle se cuit avec presque rien, se garde, se réchauffe, se mange tiède jusque dans le wagon. J'ai terminé là-bas ma Septième Symphonie, l'estomac calé par cette bouillie sans prétention. Ne la méprisez surtout pas : elle a nourri des armées entières — et quelques musiciens.
Ingrédients (version d’époque)
- Sarrasin (gretchka) — un bol (céréale de base)
- Eau ou bouillon — deux fois le volume (cuisson)
- Beurre — une bonne noix (richesse, liant)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Oignon (en variante) — un, fondu (arôme)
Ingrédients
- Sarrasin grillé (kacha) — 200 g (céréale)
- Eau ou bouillon de légumes — 400 ml (cuisson)
- Beurre — 30 g (onctuosité)
- Oignon — 1, émincé et fondu (arôme)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
- Aneth ou smetana — pour servir (finition (facultatif))
Préparation
- Rincer le sarrasin ; le faire revenir à sec 2 min pour raviver son goût de noisette (s'il n'est pas déjà grillé).
- Verser l'eau ou le bouillon bouillant salé ; couvrir et cuire à feu très doux 15 min sans remuer, jusqu'à absorption.
- Hors du feu, laisser gonfler 5 min couvercle fermé.
- Faire fondre l'oignon au beurre à part ; l'incorporer aux grains à la fourchette.
- Servir chaud avec une noix de beurre, ou tiède pour emporter ; smetana et aneth en option.
Comment on faisait : Le sarrasin est l'aliment russe par excellence : bon marché, rassasiant, résistant au froid. C'était la ration du soldat comme du paysan, et un vivre de campagne idéal car il se transporte cru et se cuit n'importe où. Pendant la guerre, il devint un trésor du quotidien.
Le twist contemporain : Quelques champignons poêlés mélangés à la kacha en font un plat complet végétarien au goût boisé — une « kacha forestière » digne d'un dîner d'hiver.
Sources : « Kniga o vkousnoï i zdorovoï pichtche », 1939
Dmitri Chostakovitch · Charactorium