La carte de Edith Stein
Remède et tisane réconfortante du cloître (boisson médicinale)

Eau de mélisse des Carmes (version douce)

RemèdeDocumentée☕ 🌶️facile15 min

Une infusion parfumée de mélisse fraîche, zeste de citron et épices douces, à boire chaude pour apaiser un esprit troublé. La pharmacie du jardin monastique en tasse.

Remède et tisane réconfortante du cloître (boisson médicinale)

Une infusion parfumée de mélisse fraîche, zeste de citron et épices douces, à boire chaude pour apaiser un esprit troublé. La pharmacie du jardin monastique en tasse.

Les Carmes, mes frères dans le même Ordre, gardaient depuis des siècles le secret d'une eau de mélisse qui réconfortait les malades et apaisait les esprits troublés. Quand l'angoisse rôdait — et croyez-moi, en ces années-là elle rôdait beaucoup —, une infusion de ces herbes du jardin remettait un peu de clarté dans une tête lasse. Je vous en livre la version douce, celle que l'on peut offrir même aux enfants.
Edith Stein
Ingrédients
  • Mélisse fraîcheune bonne poignée de feuilles (plante maîtresse, apaisante)
  • Zeste de citrond'un fruit (fraîcheur acidulée)
  • Cannelle, clou de girofle, muscadeune pincée de chaque (épices chaudes)
  • Graines de coriandre, angéliquequelques-unes (notes médicinales de l'eau des Carmes)
  • Eau-de-vie (version originale)pour la macération (support alcoolisé traditionnel — omis ici)
Comment on faisait : L'« Eau de mélisse des Carmes » fut créée en 1611 par les Carmes déchaux du couvent de la rue de Vaugirard à Paris : un alcoolat de mélisse, de zestes d'agrumes et d'épices, vendu comme remède contre les vertiges, les nausées et les nerfs. Il s'agit, à l'origine, d'une préparation fortement alcoolisée et de pharmacopée — la version proposée ici n'est qu'une tisane d'inspiration, sans alcool, adaptée à tous.
Sources : Tradition des Carmes déchaussés, Eau de mélisse des Carmes Boyer (Paris, 1611), notice historique du produit · Pharmacopées monastiques européennes, usage de la mélisse (Melissa officinalis) comme apaisant