Eau de mélisse des Carmes (version douce)
Une infusion parfumée de mélisse fraîche, zeste de citron et épices douces, à boire chaude pour apaiser un esprit troublé. La pharmacie du jardin monastique en tasse.
Une infusion parfumée de mélisse fraîche, zeste de citron et épices douces, à boire chaude pour apaiser un esprit troublé. La pharmacie du jardin monastique en tasse.
Les Carmes, mes frères dans le même Ordre, gardaient depuis des siècles le secret d'une eau de mélisse qui réconfortait les malades et apaisait les esprits troublés. Quand l'angoisse rôdait — et croyez-moi, en ces années-là elle rôdait beaucoup —, une infusion de ces herbes du jardin remettait un peu de clarté dans une tête lasse. Je vous en livre la version douce, celle que l'on peut offrir même aux enfants.
- •Mélisse fraîche — une bonne poignée de feuilles (plante maîtresse, apaisante)
- •Zeste de citron — d'un fruit (fraîcheur acidulée)
- •Cannelle, clou de girofle, muscade — une pincée de chaque (épices chaudes)
- •Graines de coriandre, angélique — quelques-unes (notes médicinales de l'eau des Carmes)
- •Eau-de-vie (version originale) — pour la macération (support alcoolisé traditionnel — omis ici)
Eau de mélisse des Carmes (version douce)
Une infusion parfumée de mélisse fraîche, zeste de citron et épices douces, à boire chaude pour apaiser un esprit troublé. La pharmacie du jardin monastique en tasse.
Pourquoi ce plat ? Les Carmes — la branche masculine de l'ordre qu'Edith rejoignit chez les sœurs — préparent depuis 1611 une fameuse « eau de mélisse » réputée apaiser les nerfs et les maux d'estomac. Dans les années sombres qui précèdent sa déportation, une telle infusion herbacée était le réconfort discret des couvents. Présentée ici en version sans alcool, inspirée de cette tradition vivante.
Les Carmes, mes frères dans le même Ordre, gardaient depuis des siècles le secret d'une eau de mélisse qui réconfortait les malades et apaisait les esprits troublés. Quand l'angoisse rôdait — et croyez-moi, en ces années-là elle rôdait beaucoup —, une infusion de ces herbes du jardin remettait un peu de clarté dans une tête lasse. Je vous en livre la version douce, celle que l'on peut offrir même aux enfants.
Ingrédients (version d’époque)
- Mélisse fraîche — une bonne poignée de feuilles (plante maîtresse, apaisante)
- Zeste de citron — d'un fruit (fraîcheur acidulée)
- Cannelle, clou de girofle, muscade — une pincée de chaque (épices chaudes)
- Graines de coriandre, angélique — quelques-unes (notes médicinales de l'eau des Carmes)
- Eau-de-vie (version originale) — pour la macération (support alcoolisé traditionnel — omis ici)
Ingrédients
- Feuilles de mélisse fraîches — une grosse poignée (ou 2 c. à soupe séchées) (plante apaisante)
- Zeste d'un citron non traité — en larges lanières (agrume)
- Bâton de cannelle — 1 petit (épice douce)
- Clous de girofle — 2 (parfum chaud)
- Muscade râpée — 1 pincée (rondeur épicée)
- Graines de coriandre — 1/2 c. à café, écrasées (note d'agrume herbacée)
- Miel — selon le goût (douceur (facultatif))
- Eau — 75 cl (base de l'infusion)
Préparation
- Portez l'eau à frémissement, sans la faire bouillir violemment.
- Hors du feu, ajoutez la mélisse, le zeste de citron, la cannelle, les clous de girofle, la coriandre écrasée et une pincée de muscade.
- Couvrez et laissez infuser 8 à 10 minutes pour libérer les arômes sans amertume excessive.
- Filtrez dans une théière, sucrez d'un peu de miel si vous le souhaitez.
- Buvez bien chaud, à petites gorgées, le soir ou après un repas lourd.
Comment on faisait : L'« Eau de mélisse des Carmes » fut créée en 1611 par les Carmes déchaux du couvent de la rue de Vaugirard à Paris : un alcoolat de mélisse, de zestes d'agrumes et d'épices, vendu comme remède contre les vertiges, les nausées et les nerfs. Il s'agit, à l'origine, d'une préparation fortement alcoolisée et de pharmacopée — la version proposée ici n'est qu'une tisane d'inspiration, sans alcool, adaptée à tous.
Le twist contemporain : Glacée et allongée d'eau pétillante avec une rondelle de citron, cette infusion devient une limonade de mélisse rafraîchissante pour l'été.
Sources : Tradition des Carmes déchaussés, Eau de mélisse des Carmes Boyer (Paris, 1611), notice historique du produit · Pharmacopées monastiques européennes, usage de la mélisse (Melissa officinalis) comme apaisant
Edith Stein · Charactorium