La carte de Fela Kuti
Agbo jedi-jedi (tisane amère de racines et d'écorces)
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Amer médicinal yoruba (agbo)

Agbo jedi-jedi (tisane amère de racines et d'écorces)

RemèdeÉvocation☕ 🌶️facile25 min
Amer médicinal yoruba (agbo)

Agbo jedi-jedi (tisane amère de racines et d'écorces)

Pourquoi ce plat ? Fela accordait une grande importance aux plantes et à la médecine traditionnelle africaine, qu'il opposait au mépris colonial. L'agbo, ces tisanes amères yoruba de racines et d'écorces bues comme tonique et remède, appartient à cet univers de la pharmacopée locale qu'il revendiquait comme un savoir africain à part entière. (Recette évoquée et adoucie, sans visée thérapeutique ni reproduction d'une préparation rituelle précise.)

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Amer médicinal yoruba (agbo)

Une décoction très amère d'écorces, de racines et de feuilles amères, relevée de gingembre et de citron, bue à petites gorgées comme tonique amer du matin. Plus une expérience culturelle qu'une boisson plaisir — l'amertume y est recherchée et valorisée.

Vous, les jeunes, vous fuyez l'amer — mais l'amer, c'est lui qui nettoie le corps ! Chez nous, l'agbo, c'est la médecine de la terre, celle de nos grand-mères, pas la pilule du colon. On fait bouillir les écorces, les racines, les feuilles amères, on ajoute le gingembre qui réchauffe, et on boit une petite gorgée le matin. Ça pince la langue, oui ! Mais nos ancêtres connaissaient les plantes bien avant qu'on vienne nous dire ce qui est bon pour nous. Respecte le savoir africain, ami : il est dans cette tasse amère.
Fela Kuti
Ingrédients
  • Écorces et racines amères locales (selon le préparateur)une petite poignée (amertume tonique)
  • Feuilles amères (ewuro) et feuilles de citronnierquelques feuilles (amertume verte et parfum)
  • Gingembre fraisun morceau (chaleur)
  • Eau de sourceselon (décoction)
Comment on faisait : L'agbo désigne en yoruba les décoctions de plantes médicinales préparées par les guérisseurs traditionnels, vendues le matin par des marchandes ambulantes. Chaque mélange visait un usage (fatigue, fièvre, digestion) et l'amertume y était signe d'efficacité. Ces savoirs, transmis oralement, faisaient partie d'un système médical africain complet, longtemps méprisé puis réévalué. NB : la version moderne ci-dessus est une évocation culturelle adoucie avec des plantes alimentaires courantes et sûres — ce n'est pas un remède et ne remplace aucun traitement.

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