La carte de Eileen Chang
Xiǎolóngbāo — petits raviolis vapeur au bouillon
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Diǎnxīn de maison de thé (bouchée vapeur prise au matin ou en collation, à la vapeur dans son panier de bambou)

Xiǎolóngbāo — petits raviolis vapeur au bouillon

Street foodDocumentée🧂 🍄difficile1 h 30 (hors gelée la veille)
Diǎnxīn de maison de thé (bouchée vapeur prise au matin ou en collation, à la vapeur dans son panier de bambou)

Xiǎolóngbāo — petits raviolis vapeur au bouillon

Pourquoi ce plat ? Les xiaolongbao de Nanxiang sont une fierté shanghaïenne ; Eileen Chang, observatrice de la rue et des maisons de thé depuis sa fenêtre d'appartement, appartenait à cette ville où l'on s'arrêtait grignoter ces bouchées brûlantes au passage, entre deux courses dans la concession.

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Diǎnxīn de maison de thé (bouchée vapeur prise au matin ou en collation, à la vapeur dans son panier de bambou)

De minuscules aumônières plissées, garnies de porc et d'une gelée qui fond à la vapeur en un bouillon brûlant emprisonné dans la pâte. On les pince, on aspire le jus, puis on croque — tout un art de patience et de gourmandise de rue.

On les sert dans de petits paniers de bambou empilés, fumants, et il faut savoir s'y prendre : on soulève délicatement la bourse par son petit chignon plissé, on perce un coin, et l'on boit d'abord le bouillon caché dedans — sinon on se brûle, et c'est tant pis pour l'étourdi. À Shanghai, voyez-vous, même une bouchée prise debout dans la rue exigeait de la grâce. J'en mangeais en regardant la foule passer ; il n'y a rien de plus shanghaïen qu'une petite chose chaude tenue entre deux baguettes par un matin gris.
Eileen Chang
Ingrédients
  • Farine de blépour la pâte (enveloppe fine)
  • Porc haché (épaule grasse)selon la quantité (farce)
  • Gelée de bouillon de porc (couenne mijotée puis prise au froid)à parts égales avec la viande (le « jus » qui fond à la vapeur)
  • Gingembre, cibouleun peu (parfum)
  • Sauce de soja, vin de Shaoxingun trait (assaisonnement)
Comment on faisait : Nés à Nanxiang près de Shanghai à la fin du XIXe siècle, ces raviolis se mangeaient dans les maisons de thé. Le secret de la « soupe » tient à la gelée de couenne, qui se liquéfie à la chaleur de la vapeur — une astuce ancienne pour enfermer du bouillon dans une pâte.
Sources : Fuchsia Dunlop, Land of Fish and Rice (2016) · Mark Swislocki, Culinary Nostalgia: Regional Food Culture and the Urban Experience in Shanghai (Stanford University Press, 2009)

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