La carte de Chien-Shiung Wu
Œufs marbrés au thé (chá yè dàn)
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xiǎo chī — l'en-cas de rue que l'on glisse dans sa poche

Œufs marbrés au thé (chá yè dàn)

Street foodÉvocation🧂 🍄 🌶️facile45 min (+ repos)
xiǎo chī — l'en-cas de rue que l'on glisse dans sa poche

Œufs marbrés au thé (chá yè dàn)

Pourquoi ce plat ? L'œuf au thé est l'en-cas portable par excellence de la Chine du XXe siècle : vendu sur les marchés, mijotant dans une marmite parfumée, on l'emporte en voyage ou entre deux cours. Pour l'étudiante puis la physicienne toujours pressée que fut Wu — de Nanjing à Berkeley — c'est la nourriture nomade qui tient dans une main.

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xiǎo chī — l'en-cas de rue que l'on glisse dans sa poche

Des œufs durs fendillés puis remijotés dans un bouillon de thé noir, sauce soja et épices, qui dessine sur le blanc un fin marbrage brun. Parfumés, salés, prêts à emporter.

Quand on court d'un laboratoire à l'autre, on apprend à emporter son repas dans sa poche : voici l'œuf au thé. Le geste qui compte, c'est de fêler délicatement la coquille après cuisson — sans la retirer — pour que le thé et la sauce dessinent ces fines veines brunes ; le motif naît tout seul, comme les figures que trace une particule. Je les laissais mijoter le soir et les emportais au matin, encore tièdes. Croyez-moi, rien ne soutient mieux une longue journée de mesures.
Chien-Shiung Wu
Ingrédients
  • Œufs de pouleune demi-douzaine (base)
  • Thé noir fortune bonne pincée (couleur, parfum, marbrage)
  • Sauce sojaun peu (salé et teinte)
  • Badiane, cannelle, gingembrequelques morceaux (épices)
  • Selau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Sur les marchés chinois, les œufs au thé mijotaient en permanence dans de grandes marmites en métal, vendus tièdes à l'unité. La technique du craquelage de coquille, attestée de longue date, transforme un simple œuf dur en objet à la fois savoureux et joliment veiné.

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