Massepain (marchpane) à l'eau de rose
Une pâte fine et fondante d'amandes finement broyées et de sucre, parfumée à l'eau de rose, séchée jusqu'à former un disque ferme que l'on glace et que l'on décore. Pure douceur d'amande, c'est le joyau comestible du banquet.
Une pâte fine et fondante d'amandes finement broyées et de sucre, parfumée à l'eau de rose, séchée jusqu'à former un disque ferme que l'on glace et que l'on décore. Pure douceur d'amande, c'est le joyau comestible du banquet.
Au sommet du banquet, Nous aimons faire dresser le marchpane, sculpté de Nos armes et doré comme un soleil de cour. Broyez les amandes très menu avec le sucre, liez d'un peu d'eau de rose, puis dressez la pâte en un disque que l'on sèche tout doux au four, sans jamais le laisser brunir. On le glace d'un blanc d'œuf battu et l'on y pose, si le cœur vous en dit, une feuille d'or. Qu'il paraisse devant Nos hôtes : il leur dira la grandeur d'un règne mieux que tout discours.
- •Amandes douces — une livre (base de la pâte)
- •Sucre fin — à parts généreuses (douceur et liant)
- •Eau de rose — un filet (parfum)
- •Blanc d'œuf et or fin — pour glacer et dorer (décor de prestige)
Massepain (marchpane) à l'eau de rose
Une pâte fine et fondante d'amandes finement broyées et de sucre, parfumée à l'eau de rose, séchée jusqu'à former un disque ferme que l'on glace et que l'on décore. Pure douceur d'amande, c'est le joyau comestible du banquet.
Pourquoi ce plat ? Le « marchpane » trônait au cœur des banquets élisabéthains : un disque d'amandes et de sucre, parfois doré à l'or fin, sculpté en armoiries ou en blasons royaux. C'était la pièce maîtresse de la levée sucrée, l'écrin où s'affirmaient la richesse et le prestige d'une souveraine qui aimait éblouir.
Au sommet du banquet, Nous aimons faire dresser le marchpane, sculpté de Nos armes et doré comme un soleil de cour. Broyez les amandes très menu avec le sucre, liez d'un peu d'eau de rose, puis dressez la pâte en un disque que l'on sèche tout doux au four, sans jamais le laisser brunir. On le glace d'un blanc d'œuf battu et l'on y pose, si le cœur vous en dit, une feuille d'or. Qu'il paraisse devant Nos hôtes : il leur dira la grandeur d'un règne mieux que tout discours.
Ingrédients (version d’époque)
- Amandes douces — une livre (base de la pâte)
- Sucre fin — à parts généreuses (douceur et liant)
- Eau de rose — un filet (parfum)
- Blanc d'œuf et or fin — pour glacer et dorer (décor de prestige)
Ingrédients
- Poudre d'amandes — 250 g (base de la pâte)
- Sucre glace — 250 g (douceur et liant)
- Eau de rose — 1 à 2 c. à soupe (parfum)
- Blanc d'œuf — 1 (pour la pâte) + 1 (pour le glaçage) (liant et glaçage)
- Feuille d'or alimentaire — facultatif (décor de prestige)
Préparation
- Mélangez la poudre d'amandes et le sucre glace, puis liez avec l'eau de rose et un blanc d'œuf jusqu'à former une pâte souple mais ferme.
- Étalez la pâte sur 1 cm d'épaisseur entre deux feuilles de papier cuisson et découpez un grand disque.
- Faites sécher à four très doux (100 °C) 15 à 20 min, sans coloration, pour raffermir sans brunir.
- Battez le second blanc d'œuf, badigeonnez-en la surface et repassez quelques minutes au four pour un glaçage lisse et brillant.
- Laissez refroidir, puis décorez de motifs, de fruits confits ou d'une feuille d'or avant de présenter.
Comment on faisait : Le marchpane (ancêtre du massepain) était la vedette du banquet Tudor : disque d'amandes et de sucre, séché plutôt que cuit, glacé au blanc d'œuf et fréquemment doré à l'or fin ou moulé en formes héraldiques. Pièce de pur spectacle, il manifestait la maîtrise du sucre rare et le raffinement de la maison.
Le twist contemporain : Découpé en médaillons fins et marqué d'un sceau « ER » (Elizabeth Regina), il fait un mignardise-souvenir parfait pour une table à thème Renaissance.
Sources : A Proper Newe Booke of Cokerye, anonyme, vers 1545 · Delightes for Ladies, Hugh Plat, 1602
Élisabeth I · Charactorium