La carte de Élisabeth Vigée Le Brun
Les œufs brouillés au beurre du peintre pressé
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Petit entremets léger pris à la hâte, hors des heures de table

Les œufs brouillés au beurre du peintre pressé

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile10 min
Petit entremets léger pris à la hâte, hors des heures de table

Les œufs brouillés au beurre du peintre pressé

Pourquoi ce plat ? Dans ses Souvenirs, Vigée Le Brun confie qu'absorbée par son travail elle mangeait souvent peu et tard. Des œufs brouillés au beurre, prêts en un instant, sont le type même du repas frugal qu'une artiste happée par sa toile pouvait avaler sans quitter longtemps son chevalet.

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Petit entremets léger pris à la hâte, hors des heures de table

Des œufs fondants montés au beurre fin, à peine pris, relevés d'une pincée de sel et de fines herbes : la simplicité élégante d'un en-cas de travail, loin des fastes des soupers.

Quand le portrait me tenait, je vous assure que je songeais bien peu à dîner ! On m'apportait à mon chevalet quelques œufs battus au beurre frais, que j'avalais à la hâte sans poser mon pinceau. Il les faut tirer du feu tout mollets, fondants comme une crème — point durcis, c'est là tout le secret. Une pincée de sel, un brin de cerfeuil, et je retournais à ma toile, l'esprit plus net que le ventre plein.
Élisabeth Vigée Le Brun
Ingrédients
  • Œufs fraistrois ou quatre (base)
  • Beurre finune bonne noix (onctuosité)
  • Fines herbes (cerfeuil, ciboulette)un brin (parfum)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, les œufs étaient un mets domestique du quotidien, et les livres comme La Cuisinière bourgeoise de Menon (1746) en donnent quantité d'apprêts. Cuits doucement au beurre, ils offraient un repas rapide et nourrissant — l'équivalent d'époque d'un en-cas vite fait.
Sources : Élisabeth Vigée Le Brun, Souvenirs (1835-1837) · Menon, La Cuisinière bourgeoise (1746)

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