La carte de Émilie du Châtelet
Potage de santé aux herbes fines
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Potage (premier service)

Potage de santé aux herbes fines

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile20 min
Potage (premier service)

Potage de santé aux herbes fines

Pourquoi ce plat ? Émilie mangeait peu et à des heures déraisonnables, l'esprit ailleurs. Le 'potage de santé' — un bouillon clair sur pain et herbes — était le repas léger des gens absorbés par l'étude, qu'on prenait vite avant de retourner à ses cahiers de géométrie.

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Potage (premier service)

Un bouillon de volaille parfumé d'herbes du jardin, versé brûlant sur de fines tranches de pain. Simple, réconfortant, c'est le repas discret qui ne détourne pas l'attention du travail.

Voyez-vous, le corps n'est qu'une machine qu'il faut entretenir sans la flatter : je n'ai jamais entendu donner à ma table plus d'heures qu'à mes calculs. Ce potage-ci, on le tient toujours prêt au feu ; on jette dans le bouillon ce que le potager offre — un peu de cerfeuil, d'oseille, une herbe ou deux — et on le verse fumant sur le pain. Il nourrit l'entendement sans alourdir l'estomac, et je vous assure qu'un esprit qui veut suivre Monsieur Newton n'en demande pas davantage.
Émilie du Châtelet
Ingrédients
  • Bouillon de poule ou de chaponun grand pot (base du potage)
  • Pain rassisquelques tranches minces (socle qui s'imbibe)
  • Cerfeuil, oseille, persilune poignée (parfum frais)
  • Beurre fraisune noix (liaison et rondeur)
  • Selà discrétion (assaisonnement)
Comment on faisait : Le 'potage de santé' figure dans tous les livres de cuisine du XVIIIe siècle comme le repas léger par excellence. On gardait en permanence un 'pot' de bouillon au coin du feu, prêt à être versé sur du pain — l'ancêtre direct du mot 'soupe', qui désignait d'abord la tranche de pain trempée elle-même.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise, 1746 · Les Dons de Comus, 1739

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